NOUS LES AUTOCHTONES JUILLET 2021

Hommage à mon arrière-grand-mère montagnaise, Marie Clairy, chamane sur tout le territoire du Lac-Saint-Jean et à sa descendance.

Sujet : mauvais traitements aux Autochtones dans des pensionnats fédéraux pour les assimiler, un génocide culturel de 1820 à 1996.

Poésie engagée toujours d’actualité.

NOUS LES AUTOCHTONES

Les blancs nous ont privés de nos enfants

Par des religieux fiers et triomphants.

La langue et les traditions interdites

Déclarées auprès d’eux étant maudites.

Parler notre langage, une damnation

Défendu pendant les récréations.

Lorsqu’enfin nous les avons retrouvés,

Des adultes étrangers bien éprouvés,

Ces derniers ne pouvaient communiquer

Même s’ils essayaient de bien s’appliquer.

Au très grand découragement des parents,

Les coutumes non comprises, c’est effarant !

Pas trop instruits, c’était voulu comme ça

Et les blancs chantaient leur « Alléluia » 

Oubliant notre musique et nos chants

Et les grands cris de nos mères : « Les méchants ! »

La race amérindienne est perturbée.

Ils ont rendu ses membres exacerbés.

Une histoire triste à ne pas répéter.

Des conséquences dont il faut s’inquiéter.

Une pensée pour celles et ceux décédés

Pour les mères ayant perdu leurs « bébés ».

Trop de tristesse au cœur chez les familles.

Elles ont été traitées comme des guenilles.

Des excuses sincères est-ce bien suffisant ?

Vont-elles rendre à toutes ces mères leurs enfants ?

Les perturbations des communautés

Qui découlent de beaucoup de cruautés

Font que beaucoup de gens doivent être soignés.

Des médecins-psychiatres peuvent en témoigner.

On en retrouve souvent dans des réserves,

Petits territoires, comprenez ma verve.

On dit que le temps arrange les choses

Efface ou cicatrise les ecchymoses.

Je vous supplie de ne pas oublier

Ces histoires qui ont été publiées.

Au nom de la vie, il faut protéger

Donner foi, confiance et dédommager.

Que les gens comprennent ce qui s’est passé,

Émotivement, un dossier non classé.

Ne pas recommencer, voilà l’espoir.

Ne plus vivre encore une fois ces déboires.

Peu importe de quel enfant il s’agit

Il faut éviter les hémorragies…

En effet, les cœurs des mères ont saigné

Et ces récits, il faut les enseigner.

Retrouvons-nous dans un monde de paix

Et attirons de partout le respect.

Gardez donc tout ça dans votre mémoire

Pour conserver la paix, la faire valoir.

Louise Hudon, poétesse du Canada

Ambassadrice culturelle internationale pour Inner Child Press (États-Unis, représentante de l’Est du Canada).

Ambassadrice pour l’IFCH, International Forum for Creativity and Humanity (Maroc).

Membre de l’UNEQ: union des écrivains et des écrivaines québécois.

Personnalité de l’année 2020, Alliance Aichyci Morocco Mexico.

Ambassadrice : grado de profesorado en semiologia para la paz y la convivencia para la resolucion de conflictos en situaciones de crisis.

Certificat de l’organisation mondiale pour la paix (reconnaissance pour ma contribution pour le maintien de la paix dans le monde, pour la défense des droits de l’homme et des valeurs universelles).

International ambassador womens icon award 2021: Bhartiva Mahakranti SENA.

AHRI GLOBAL: Access to human Rights International (Why the Children’s Are More Victimissed).

Certificat : United Nations Incorporation Number ONU 671633, International women’s day celebrations, Inspiring women’s Aichyci award.

Certificate of appreciation WOMAN OF PEACE (International day for the elimination of violence against women), Aichyci Mexico Morocco.

Honorary Doctorate Degree (Doctor Honoris Causa) In peace, Humanity Mission… Registry 2011165903516, Berne convention…accepted and included in database of United Nations

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Juillet 2021