Poèmes
UN ÉTRANGER DANS LA NUIT
Il s’avance vers moi sur le trottoir
Avec ses haillons, sa barbe noire
Un vieux chiffon cachant ses cheveux
Et que dire de son regard vitreux !
Son lot d’aujourd’hui : la pauvreté.
Les gens se permettent d’étiqueter
Un homme forcé de marcher longtemps
Par manque de chance et non de talent.
Depuis qu’il a perdu son emploi,
Il clopine et ce n’est pas par choix.
Il a tout perdu et, sans adresse,
Ils sont loin les moments d’allégresse.
En boitant légèrement il avance
Maudissant toujours sa déchéance.
Il crie famine à Dieu en souffrant,
Car il est devenu un mendiant.
Aura-t-il du pain pour le matin ?
Lassé par son avenir incertain
Il pense à sa femme qui l’a quitté
Oubliant le mot « fidélité ».
Et une maison pour les miséreux
Lui ouvre la porte, c’est généreux !
Une autre histoire de sa vie commence
Il remercie Dieu pour sa clémence.
Cette bonne soupe chaude pour calmer sa faim.
Des amis qui le comprennent enfin.
Se sentant bien, en sécurité,
Il en oublie sa timidité.
Il faut toujours garder de l’espoir
Fermer les yeux, prier et y croire,
Attirer les ondes universelles,
Penser que la vie peut être belle.
Crever de faim, une calamité,
La pire de toutes les réalités.
Cela existe dans toutes les grandes villes,
Surtout, aussi, dans des bidonvilles.
Menacés par la malnutrition
Beaucoup d’enfants en meurent, par millions.
Ne détournons point notre regard
De ce grand dénuement sans égard.
Où est-il l’espoir pour ces enfants
Qui meurent malades de faim en souffrant ?
Près d’eux de riches gens les ignorent,
Des gouvernements sans faire d’efforts.
Mes mots crient ces souffrances et dénoncent.
Ils exigent des actions ou réponses.
L’être humain mérite la dignité.
Ce thème devrait être médité.
Louise Hudon, poétesse du canada
Tous droits réservés
13 août 2014
MON PHARE IMAGINAIRE
Image prise sur facebook
MON PHARE IMAGINAIRE
Je rêve d’habiter dans un très beau phare
Pour méditer et chasser mon cafard
En surveillant un système d’éclairage
Même si ça me demandait du courage.
Du haut de ma tour, j’illuminerais.
Antibrouillard, le phare annoncerait
Plus sûrement la seule entrée portuaire,
Une grande dangerosité de la mer.
Il en existe mille cinq cents en service
Mais il y en avait beaucoup plus jadis.
Ils signalent les parages trop dangereux
Aux marins, sur la mer, qui sont heureux.
Des retours de vagues frappant les rochers
De grands ressacs experts pour malmener
Les bateaux qui s’approchent un peu trop près
De la côte, et ce, sans le faire exprès.
Dans les revues, l’image du bâtiment
Avec des nuages gris dans le firmament
Et des reflets de lune sur l’océan,
C’est tellement beau, ça fait rêver les gens…



