SOIGNER LES GENS

 

 

 

winter-19872_1920SOIGNER LES GENS

 

Chaque jour qui m’est donné de vivre

Des gens me crient qu’on les délivre.

Des peines d’amour ou de l’inceste

Beaucoup de maux se manifestent.

 

Perte d’espoir dans l’Univers,

Ressentent le froid de chaque hiver.

Tristesse, noirceur dans leur esprit,

Pour cette vie, que du mépris.

 

Et je rencontre un cœur d’enfant.

La liberté l’influençant

Revient de loin, assurément.

Renait des cendres, intensément.

 

À tous les jours, il me fait rire.

S’attache à moi, veut pas grandir.

Me dit qu’un jour il sera  fort

Me parle d’un destin, de nos sorts.

 

Elle me fascine dans mon métier,

Me parle d’amour trop volontiers.

Moi, je ressens de l’amitié.

La passion suit sur ce sentier…

 

Je suis un homme, faut m’excuser.

Ça se perçoit, je suis accusé.

Elle me défend, elle est coupable,

Parle de sa force trop redoutable.

 

Avec les ans, je veux l’oublier.

Soigner des gens, mon bouclier.

On parle d’elle autour de moi,

Cœur tourmenté tout en émoi.

 

Je me trouve vieux et pas trop beau

Je perds mes yeux, pense aux tombeaux.

Douleur du passé  qui renait

Car seule cette femme me comprenait.

 

Je pense à ses rires, souvenirs…

Sa guérison, son devenir…

Une grande dame, maintenant

Avec un parcours étonnant!

 

Chaque jour qui m’est donné de vivre

Des gens me crient qu’on les délivre.

Ma vocation, elle me soutient.

Je mène mon combat quotidien.

 

Je ne suis pas seul, j’ai mes patients.

Ils m’aiment bien, j’en suis conscient.

Je sauve des vies régulièrement.

J’ai des amis, naturellement.

 

Ces belles images, dans mon cerveau,

Complicité lors de travaux,

Provocations très innocentes,

Seront toujours envahissantes.

 

Chaque jour qui m’est donné de vivre

Des gens me crient qu’on les délivre.

Jusqu’à la fin, travaillerai

Oubliant mon cœur chaviré.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

23 octobre 2018

 Image google gratuite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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JE REVIENS DE LOIN

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JE REVIENS DE LOIN

Confidences d’un ami

 

Aveugle et sans la femme que j’aime,

Composition de ce poème.

Elle est mariée à un ami

Une tristesse de l’avoir admis.

 

Dans le passé,  je l’ai reniée

Mais j’aimerais que vous compreniez.

Je ne peux contraindre cette dernière

À devenir mon infirmière.

 

Celle-ci m ‘a parlé de l’amour

Elle me l’a juré pour toujours.

Fermé à tous les sentiments

Un non avec retentissement.

 

Les diverses conséquences néfastes

Dans ma vie, série de bourrasques

Que j’ai cachées à mon âme sœur…

Il a saigné beaucoup mon cœur.

 

C’est vrai, le temps arrange les choses,

Je peux l’écrire, je le compose

Et je voudrais qu’elle me revienne,

Qu’elle me serre fort, qu’elle se souvienne.

 

Les rêves oubliés vont renaitre.

Où est la lune à ma fenêtre?

Si elle est ronde, elle pense à moi.

Je crie « au secours, je me noie »!

 

Mais je ne veux pas de sa pitié…

À mon âge, on parle d’amitié.

Mon handicap très accepté

N’a jamais semblé l’affecter.

 

J’attends mon heure, oui, je l’attends.

Mon style se fait très miroitant.

Une lettre d’amour à mon aimée,

Une graine semée qui va germer.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

20 octobre 2018

 

Titre inspiré par la chanson de Michel Berger, reprise par beaucoup de chanteurs par la suite.

 

Image google gratuite.

UNE LARME SUR MON CORPS

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UNE LARME SUR MON CORPS

 

Lors d’une dépression majeure dans ma vie

Dans les quelques semaines qui ont suivie

Mon cerveau a connu un long coma

Je n’avais guère connaissance du climat…

 

On a essayé la glace dans un bain

En espérant un réveil au matin

Mais mon corps voulait dormir à jamais

Malgré les cris de ceux qui me nommaient.

 

Tant de gens qui tentaient de me soigner

Mais mon esprit et mon cœur résignés

S’avançaient vers la route du paradis,

Sans connaissance, sommet d’une maladie.

 

Mais voilà, dans la brume qui m’entourait

Une larme sur mon corps…  Il semblerait

Que mon esprit a deviné la peine…

Une goutte d’eau tombée sur moi, vie certaine.

 

J’explique le début d’une dure remontée.

Longue guérison avec volonté.

On m’a rendu la vie, adieu la mort,

Mais qui a ainsi pleuré sur mon sort?

 

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

18 octobre 2018