MANQUE DE CHANCE

dscn6809

 

MANQUE DE CHANCE

 

Mon dentier qui a cassé,

Une vitre d’auto fracassée,

Un morceau de mes lunettes

Perdu dans ma maisonnette.

 

Gros bris d’eau dans mon sous-sol,

Mon mari qui me console,

Tout devra être détruit

Et après on reconstruit.

 

Souvenirs baignant dans l’eau…

Ils seront chers les travaux.

Demander des soumissions

Et attendre les permissions.

 

Je constate toutes mes malchances

Et j’apprécie une présence.

Il y a des gens pire que moi,

Qui vivent des guerres tous les mois.

 

Je retrouverai demain,

De cela, Dieu m’est témoin,

Mes petites habitudes

Et adieu ma lassitude.

 

Au moins j’ai encore un toit

Et même si je m’apitoie

Mes trois repas sur la table

Une chance véritable.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

15 janvier 2019

Advertisements

DES LARMES MALGRÉ LE SOLEIL

louise maquillée

 

DES LARMES MALGRÉ LE SOLEIL

 

Des morts sur un sol de terre.

Sans protection militaire

Cet enfant se cache tout près

Et pour lui aucun secret.

 

Du feu et des ruines l’entourent

Et il manque de secours.

Il marchera en silence

Se rappelant la violence.

 

Malgré le choc, des larmes,

Après avoir vu trop d’armes.

Sa vie, une guerre sanglante,

Solitude et mains tremblantes.

 

Trouvera-t-il un village?

Une pensée qui le soulage.

Un espoir dans ce tunnel.

Il a peur des criminels.

 

Orphelin dans une enfance

Il n’a guère de défense.

Il aimait tant ses parents,

D’un amour très apparent!

 

Il les a serrés très fort

Dans ce silence de mort.

Que sera donc son destin?

Que lui réserve demain?

 

Au Canada, pas de guerres,

Abondance alimentaire.

Une pensée pour ces enfants.

Mon cœur s’ouvre en dénonçant.

 

Accueillons des immigrants.

Moi je sais et je comprends.

Mon amour,  je le partage.

Il faudrait des reportages.

 

Bonne chance mon petit garçon.

Dans mon pays, agissons!

Des familles périssent au loin

Et de nous,  elles ont besoin.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

13 janvier 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE BAS DE NOËL

DSCN6796

 

LE BAS DE NOËL

 

Nul sapin de Noël dans le salon

Et il a des trous dans son pantalon.

Sa mère hospitalisée, très malade,

L’atmosphère n’est pas à la rigolade…

 

Il prend un grand bas troué en laine rouge

Se disant que le père-Noël approuve.

Ce dernier va certainement y penser…

Il mérite bien d’être récompensé…

 

Le père boit dehors, peu souvent chez lui.

Il tente d’oublier ses nombreux ennuis.

Son garçon se débrouille à la maison.

Il fait si froid pour tous en cette saison!

 

Son gars, du haut de ses cinq ans l’attend.

Une pensée pour son enfant épatant.

Esclave de la bouteille depuis longtemps,

En buvant, il parle en se lamentant.

 

Quelques heures… bientôt le jour de Noël.

En déséquilibre, marche dans la ruelle.

Il a oublié l’achat des conserves.

Il pense en avoir chez lui en réserve.

 

Ses yeux observent le bas en arrivant.

Ils ont été heureux auparavant…

Deux et trois larmes coulent sur ses joues mouillées.

Le voilà tout-à-coup agenouillé…

 

Il prend soudain sa belle montre de poche,

L’enveloppe dans du papier et s’approche

Du petit bas de Noël de l’enfant.

Il la dépose d’un regard triomphant.

 

Ils vont sortir pour le souper demain.

Une vieille tante veut s’occuper du gamin.

Il s’apprêtait à aller se coucher,

Sa femme arrive, heureuse, endimanchée.

 

Elle apporte avec elle de belles oranges!

De la voir près de lui parait étrange.

Les docteurs lui ont permis une sortie…

Le bonheur se chante comme une mélodie.

 

Il ne faut jamais cesser d’espérer.

Le graphique de la vie peut prospérer.

Dans notre destin, ça monte et descend.

À la vie,  il faut être reconnaissant.

 

  

Louise Hudon, poétesse au Canada

Tous droits réservés

19 décembre 2018

 

Bonne année 2019, chers lecteurs.