UN OISEAU SUR LA BRANCHE

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UN OISEAU SUR LA BRANCHE

 

Va-t-il observer le comportement

Des itinérants et des garnements,

Chenapans saccageant toutes les belles fleurs

Ou ces hommes seuls frappés par le malheur?

 

Les yeux de l’oiseau sur la branche regardent

Et sur cette société, ils s’attardent.

Une mère se met à crier et l’enfant

Se sauve en courant tout en s’esclaffant.

 

Ce témoin doit se poser des questions

Et c’est sans comprendre qu’il joue à l’espion.

Comment saisir qu’on détruise la nature?

Honte à ces hommes dont c’est la signature.

 

La pauvreté et la douleur marquées,

Notre ami les a sans doute remarquées.

L’intelligence de l’animal à plumes

Doit lui causer une certaine amertume.

 

 

  

Louise Hudon, poétesse au Canada

Tous droits réservés

17 mai 2019

 Image: Psubraty de Pixabay.

 

 

 

 

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PERDUE DANS LE BROUILLARD

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PERDUE DANS LE BROUILLARD

  

Qui peut venir m’aider, je suis perdue?

J’ai tant crié, personne n’a répondu.

Un brouillard épais m’a caché la route

Souffrances à mon cœur, cela se rajoute.

 

À la recherche des lampadaires de ville

J’ai mal à ma hanche un peu trop fragile.

Je déambule dans une nature sauvage

Et voilà que je pense à mon vieil âge.

 

En plus, en quête d’une grande tranquillité,

Mon esprit empêche l’immobilité

Et mes prières s’envolent vers un ciel noir

Alors que j’en appelle à ma mémoire.

 

Si quelqu’un s’approchait et me volait?

Et ces herbes folles qui fouettent mes mollets!

Ma main sur le cœur pour cette grande douleur,

Sentiment profond, perte de couleurs.

 

Malheur suite à un besoin d’isolement.

Solitude nécessaire absolument.

Mauvaise nouvelle concernant mon enfant.

Il faut sortir du milieu étouffant.

 

Enfin, quelqu’un s’approche, compatissant.

Sirènes d’ambulance, bruit retentissant.

Je verse des larmes sur mes joues trop froides.

On me déclare sauvée mais très malade.

 

Une histoire triste portant à réflexions.

La vie qui nous apporte des déceptions

Et des mauvaises nouvelles à profusion

Mérite d’être vécue, en conclusion.

 

L’instinct de vivre devient plus fort que tout

Et garder l’espoir, voilà un atout.

Des nouvelles bonnes, nous en auront plusieurs.

Amis, croyons en un avenir meilleur.

 

 

 

 Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

15 mai 2019

 Image: pariniquelopezgarre de Pixabay.

 

 

 

 

 

DU VENT POUR MES VOILES

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DU VENT POUR MES VOILES

 

Ce sentiment de lenteur

Ou encore de pesanteur

Attaché à mon vieux corps

Surtout lors de mes transports.

 

Je me compare au voilier

Sans nos vents si familiers.

Il n’avance pas sans ses voiles

Une bonne bise* serait géniale.

 

J’apprécierais le mistral,

Tourbillon très magistral,

Grande impression de flotter

Et me voilà dorlotée.

 

En attendant, mon regard

S’active avant le départ.

Un riche coucher de soleil,

Bonheur avant le sommeil.

 

Les banals bobos de l’âge

Font apprécier davantage

Les petites joies d’une journée.

Ne jamais se surmener.

 

  

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

13 mai 2019

 

Image : pixel2013 de Pixabay

 

*Vent