AVIS AUX IMMIGRANTS CANADIENS

Respect

Nous vivons dans un milieu cosmopolite et il est important de nous adapter à cette nouvelle situation. Avec toutes les communautés qui nous entourent, nous formons une grande famille. Nos enfants sont aussi leurs enfants et leurs enfants sont aussi les nôtres. 

Nous nous faisons soigner par des gens professionnels qui viennent de tous les pays du monde. Nous devons une reconnaissance sincère envers ces personnes qui travaillent dans les domaines de la santé et de la gérontologie. 

Dans les écoles, les enfants s’aiment et n’ont pas encore appris ce qu’est le racisme. Les enseignants travaillent pour promouvoir le respect entre eux. Ils partagent jeux et devoirs avec joie et dynamisme. Lorsqu’il y a un manquement à la règle, le règlement est vite appliqué. 

On demande aux enfants nouvellement arrivés d’apprendre notre langue. Ce n’est pas facile au début. Ils ont besoin d’encouragement. Ils doivent s’adapter aussi à notre climat, au froid de nos hivers… Ils sont très courageux ces enfants : ils deviendront des adultes forts et déterminés. 

J’ai vu, dans un autobus, une musulmane venir en aide à une aveugle. Compatissante et professionnelle, cette dame m’a beaucoup impressionnée par sa douceur et sa grande compétence. 

L’entraide, le respect, la chimie, la complicité, voilà les éléments qui contribuent à former une grande famille. 

Devant l’agressivité, répondons par la douceur et rappelons-nous le nombre de personnes aimantes et respectueuses face à ces quelques exceptions. Ces gens ne doivent pas avoir une influence sur qui que ce soit. Leurs propos doivent sonner dans le vide… sans rendre personne malade. Nous sommes forts, en groupe, capables de faire face à l’adversité pour protéger toutes les familles.

Louise Hudon, écrivaine

Tous droits réservés

Année 2016

DÉCOURAGEMENT

Merci à mes nombreux lecteurs qui se sont rajoutés après ce poème de défoulement.


DÉCOURAGEMENT


Tant écrire et tant travailler

Avec tant d’efforts déployés

Suis-je lue avec attention ?

Je prends une récréation.


J’aurais voulu changer le monde

Et conscientiser au tiers-monde

Essayer de parler espoir

En écrivant très tard le soir.


Un idéal un peu trop grand

À cause des considérants,

Exigeant de prôner la paix

Et de le faire avec respect.


Dans notre monde d’aujourd’hui

On pense à soi, non à autrui.

Chacun suit son propre chemin

Sans s’occuper du lendemain.


Et nos enfants, y pensez-vous ?

Terre en ruine, le savez-vous ?

On oublie l’environnement,

Destruction quotidiennement.


Découragée, oui, je le suis.

On ne lit pas ma poésie

Sauf si elle parle de l’amour

Où si je fais un peu d’humour.


Les yeux fermés sur les problèmes,

N’appréciant guère les poèmes

Ne parlant point de la beauté

De la grande communauté.


Venir parler des sans-abris

De la violence des maris

N’est guère apprécié par certains…

Tous ça dérange le gratin.


J’en ai assez, je me repose.

Je me permets petite pause.

Merci à tous ceux qui m’ont lue,

Moi, poétesse un peu perdue.


Doux regard sur mère nature

Va me lancer dans l’aventure.

Ma vie remplie de sentiments

Et ce, avec de l’agrément.


En découvrant des expériences

Avec amour et bienveillance

Je reviendrai à mes écrits

Pour faire un autre manuscrit.


Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

26 février 2015

Corrigé le 9 janvier 2021

Image par Emsichter de Pixabay