LES ÉGLISES

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Ce poème ne vise pas la religion mais ceux qui font beaucoup de mal sans respecter l’éthique de celle-ci.
Demander pardon oui, mais…
LES ÉGLISES
 
Les églises sont de gros bâtiments
Souvent construites en pierres et en ciment.
Un lieu de paix POUR DEMANDER PARDON,
Érigées, entretenues grâce aux dons.
 
Attention ! Est-ce là une raison
De pécher sans cesse dans vos liaisons,
De faire encore du mal autour de vous ?
Il y a des limites, voyez-vous !
 
Ne mettez point votre Dieu en colère !
Sa réaction pourrait être exemplaire.
La demande de clémence avant crime
Vous l’avez accomplie pour de la frime…
Votre vie à causer du gros chagrin,
À violenter et à voler sans freins !
Droguant ou contrôlant de pauvres gens,
Commettant des délits pour de l’argent !
 
Je vous prédis l’enfer sur cette terre,
Avant votre arrivée au cimetière,
À moins d’obtenir la bénédiction
Après avoir changé bien des actions.
 
Au nom d’une demande humanitaire
Mettez du spirituel pour ce faire.
Une présence vraie dans notre église
Et Son absolution vous est acquise.
Des gens se présentent pour l’apparat,
Leur fourrure ou encore l’odorat
Pour leur riche parfum, pour leurs bijoux…
Je pourrais faire bien d’autres ajouts…
 
Ils n’entendent pas le sermon du prêtre !
Superficialité, ils en sont maîtres.
Ils recommencent à la fin de la messe
À offenser en brisant leurs promesses…
 
Merci, car il y a les authentiques.
Grâce à eux, on oublie le dramatique…
Ils travaillent fort pour la société
Et vivent avec un esprit de piété.
 
SINCÉRITÉ, BONTÉ ET PAIX SUR TERRE
Louise Hudon, poétesse du Canada
Tous droits réservés
6 janvier 2017
Corrigé le 6 janvier 2020

 

 Il y a plus de 4 000 religions dans le monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

INTERROGATIONS

 

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INTERROGATIONS

  

La culture est l’enrichissement de l’esprit.

Certains peuples marginaux sont incompris.

Doit-on pour cela les crucifier?

Et comme une plante les éradiquer?

 

Il y a la guerre tout autour de nous

Et la misère qui « siphonne » partout.

Combien sont-ils à crever de faim?

Qui se lève debout pour leurs lendemains?

 

Les cataclysmes de plus en plus nombreux

Augmentent aussi le nombre de miséreux.

Hé! Vous là-bas! Avez-vous des yeux?

Et si c’était vous le malheureux?

 

Soulignons enfin la grande souffrance

Des maladies à vivre sans espérance.

Soyons l’épaule pour les soulager

Avez-vous du temps pour les opprimés?

 

On a tous des possibilités

Dans notre vie pour la charité.

Tenons-en compte dans notre destinée

Et nous mourrons avec une grande fierté.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

Tiré de mon livre « La poésie d’une médium », édité en Allemagne aux éditions Muse en 2016.

Poème du 4 mai 2011

NOUS LES AUTOCHTONES

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Photographie lors des excuses aux amérindiens par monsieur Harper, au nom du Canada.

Hommage à mon arrière-grand-mère Montagnaise, Marie Clairy, chamane sur tout le territoire du Lac-Saint-Jean, et à sa descendance.

 

Sujet : mauvais traitements aux Autochtones dans des pensionnats fédéraux pour les assimiler, un génocide culturel de 1820 à 1996.

 

 

NOUS LES AUTOCHTONES

 

 

Les blancs nous ont privés de nos enfants

Par des religieux fiers et triomphants,

La langue et les traditions interdites

Déclarées auprès d’eux étant maudites.

 

Parler notre langage, une damnation

Défendu pendant les récréations.

Lorsqu’enfin nous les avons retrouvés,

Des adultes étrangers bien éprouvés,

 

Ces derniers ne pouvaient communiquer

Même s’ils essayaient de bien s’appliquer.

Au très grand découragement des parents,

Les coutumes non comprises, c’est effarant !

 

Pas trop instruits, c’était voulu comme ça

Et les blancs chantaient leur Alleluia

Oubliant notre musique et nos chants

Et les grands cris de nos mères : « Les méchants ! »

 

La race amérindienne est perturbée.

Ils ont rendu ses membres exacerbés.

Une histoire triste à ne pas répéter.

Des conséquences dont il faut s’inquiéter.

 

Une pensée pour celles et ceux décédés

Pour les mères ayant perdu leurs « bébés ».

Trop de tristesse au cœur chez les familles.

Elles ont été traitées comme des guenilles.

 

Des excuses sincères est-ce bien suffisant ?

Vont-elles rendre à toutes ces mères leurs enfants ?

Les perturbations des communautés

Qui découlent de beaucoup de cruautés

 

Font que beaucoup de gens doivent être soignés.

Des médecins-psychiatres peuvent en témoigner.

On en retrouve souvent dans des réserves,

Petits territoires, comprenez ma verve.

 

On dit que le temps arrange les choses

Efface ou cicatrise les ecchymoses.

Je vous supplie de ne pas oublier

Ces histoires qui ont été publiées.

 

Au nom de la vie, il faut protéger

Donner foi, confiance et dédommager.

Que les gens comprennent ce qui s’est passé,

Émotivement, un dossier non classé.

 

Ne pas recommencer, voilà l’espoir.

Ne plus vivre encore une fois ces déboires.

Peu importe de quel enfant il s’agit

Il faut éviter les hémorragies…

 

En effet, les cœurs des mères ont saigné

Et ces récits, il faut les enseigner.

Retrouvons-nous dans un monde de paix

Et attirons de partout le respect.

 

 

Gardez donc tout ça dans votre mémoire

Pour conserver la paix, la faire valoir.

 

 

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

6 janvier 2017