ILS VIENNENT D’UN AUTRE PAYS

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ILS VIENNENT D’UN AUTRE PAYS

 

Un étranger seul dans une épicerie

Voit de nouvelles choses dans la pâtisserie.

Il y a tant de choix et les prix sont fixes.

Ne peut marchander auprès du grossiste.

 

Doit s’adapter à toute cette nourriture

Et, dehors, à notre température.

Le froid de l’hiver le surprend toujours.

Ici à long terme, non pour un séjour.

 

Dans mon secteur, accueil, pas de racisme

Et son entourage prône le pacifisme.

L’idée est de nous entendre sur le fond

Respect mutuel et discours profonds.

 

Faudrait ne pas enlever les traditions.

Les gens vont maintenir cette seule position.

Les autres peuples vivront en harmonie

Et tous les problèmes seront aplanis.

 

Ils sont nos invités. Nous sommes unis.

Vivrons dans l’amour une fois réunis.

En attendant, je fais en poésie

Un retour aux sources, sans hypocrisie.

 

Aidons les étrangers à s’implanter

En évitant qu’ils soient désorientés.

En contrepartie, parlons du sapin

Avec une musique de l’ami Chopin.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

28 avril 2019

 

 

 

 

 

DES ABSENCES QUI M’ATTRISTENT

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DES ABSENCES QUI M’ATTRISTENT

 

Des visiteurs pour quelques jours,

On apprécie ce court séjour.

Des rires joviaux dans ma maison,

Liberté d’actions sans prison.

 

Un bon vin rouge à l’occasion,

Dans la lecture, une évasion.

Une nourriture à profusion,

Petits bonheurs en conclusion.

 

Une communication joyeuse

Et en riant je suis radieuse.

Même nos silences sont estimés

Non difficile de s’exprimer.

 

Cette parenté qui vient chez moi

Me cause ici bien de l’émoi.

Un départ trop vite arrivé,

À leur retour je vais rêver.

 

Sincère merci pour la présence.

Tristesse d’un jour pour votre absence.

Maison vide après ce départ

Qui vient m’inspirer dans mon art.

 

L’importance d’avoir des amis,

Sans parler d’une épidémie,

Dans le graphique de notre vie,

Nous cause de la joie par magie.

 

 

  

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

19 avril 2019

J’AI MAL À MON ÂME

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L’esclavage existe encore…

J’AI MAL À MON ÂME

Avec des chaînes à mes pieds

On me dit qu’il faut expier,

Car la couleur de ma peau

Vient empêcher un repos.

 

Pour eux, il faut travailler,

Pas le temps de larmoyer.

Les enfants n’ont pas d’école

L’éducation dégringole…

 

Mon pays subit l’enfer

Et moi j’ai assez souffert.

Tous ces gens qui parlent de nous

Et qui vont faire des remous…

 

L’espoir renaît dans mes yeux

Alors qu’on me dit pouilleux.

Malgré les coups qu’on me donne

J’attends que les cloches sonnent.

 

On viendra nous délivrer

Mais jamais je n’oublierai.

Chers parents, j’ai mal à mon âme.

Mon pauvre corps vit un drame.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Membre du Regroupement des Poètes Francophones Engagés  Pour la Liberté et la Paix (représentant le Canada dans plusieurs collectifs, en français)

13 décembre 2017

 

Corrigé le 20 avril 2019

 Édité dans le collectif « Non à l’esclavage en Libye »

Regroupement des Poètes Francophones Engagés

Année 2018