Poèmes
SIMPLEMENT VÔTRE
Photographie: J. WildWater, tous droits réservés.
SIMPLEMENT VÔTRE
Des amitiés m’ont été accordées
J’aurais tellement voulu les sauvegarder
Une grave maladie m’en a empêchée
Je m’en suis voulue d’avoir tout gâché.
Dieu m’est témoin que c’était hors contrôle !
Si mes amis n’ont pas trouvé ça drôle
Ma crise passée, de nouveau réaliste,
Me voici, moi-même, une pauvre artiste.
Il y en a qui m’ont gardé leur confiance
Avec un regard plein de bienveillance,
Me pardonnant ma marginalité
Je reconnais leur générosité.
Tout ça s’est passé il y a bien longtemps.
Je vivais dans mon monde très excitant.
Le réel m’entourait mais ma vision
Démontrait un grand signe de confusion.
Simplement vôtre, chez moi, pour un café,
Dans ce froid d’hiver, pour vous réchauffer,
Me permettant ainsi de vous soigner
Pour que votre amitié soit regagnée.
Plus que de l’eau, un dialogue apaisant
Nous rappelant nos souvenirs plaisants
Vous faisant part aussi de mon bonheur
Grâce à mon amour, mon conjoint soudeur.
Santé retrouvée, amitiés perdues,
Je travaillerai de façon ardue
À reconquérir tous mes bons amis
En remerciant ceux que j’ai aujourd’hui.
Louise Hudon
1 décembre 2013
SANTÉ MENTALE
Image prise sur facebook
SANTÉ MENTALE
Dans la cohue folle d’aujourd’hui
On nous réclame des produits
De plus en plus et sans arrêt
Pour l’employeur, son intérêt.
En courant sans nous limiter,
Sommant de ne pas s’arrêter,
La tension naissante pour nous,
On se sent tout à coup à bout.
Le corps nous lâche de partout,
Difficultés d’être debout.
Nos larmes coulent pour un rien
Et aucun doute ça ne va pas bien.
On ne joue pas à l’incompris.
Dans des yeux il y a un mépris.
Prenant cela pour une faiblesse,
Certains en parlent comme une paresse.
Si l’inexpliqué a du sens
Malgré le manque de connaissance
En ce qui a trait à l’être humain
On oublie de tendre sa main.
Surtout pas généraliser
Parlant de personnes épuisées.
De bons employeurs il y a.
Pour l’entourage, parfois ça va.
Beaucoup d’importance sur le temps
Pour chaque malade, c’est évident.
Prendre cela une heure à la fois,
Une bonne chose à faire quelquefois.
Mes amis, on peut s’en sortir
Penser à un bel avenir.
La souffrance ne durera guère
Demain sera différent d’hier.
La santé enfin retrouvée,
Pour le travail, très motivé,
On recommence dès le début,
On a changé, de nouveaux buts.
Publié dans « Reflet de société »
Volume 22 No2 novembre-décembre 2013
Louise Hudon poétesse du Canada
Corrigé le 14 novembre 2016



