LA VALLÉE DES LARMES

 

 

LA VALLÉE DES LARMES

 

Voilà la guerre et des massacres,

Ce ne sont pas des simulacres.

Femmes violées, désespérées

Et nous en sommes sidérés.

 

Des corps d’enfants sur les chemins

Toujours présents le lendemain.

Pleurez, pleurez très chers parents

Toutes ces morts, c’est effarant !

 

Rides de la maturité

Naissant d’un corps trop exploité

Dans un enfer non périmé,

Des sentiments inexprimés.

 

Les yeux regardent, ne voient plus

Ne comprenant pas les rébus

La nourriture se fait rare

La « faiblesse » au lieu de « pleurard ».

 

Silence de mort, si curieux,

Ultime souffrance et l’adieu.

Si peu d’espoir d’un vent meilleur,

Trop fatigués pour être ailleurs.

 

Monde sans guerre à espérer

Pour tous nos gens, pour nos foyers,

Car au Québec sommes choyés

Vivons des jours ensoleillés.

 

La paix pour tous souvent très rare

Parfois cachée par un brouillard.

Sachons l’apprécier chaque jour

En répandant l’amour toujours.

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada, tous droits réservés

Publié dans le collectif « Révolution Poétique Tome 1 » (2015)

Mouvement littéraire de Sonia Bergeron et Yvon Jean

Tiré de « Espoir en poésie » vendu sur Amazon

Poème de l’année 2013

Texte présenté pour une subvention du Conseil des arts du Québec en 2020.

 

MAMAN

 

MAMAN

 

 

 

Maman tu vivras toujours

Dans mon esprit, par mon amour.

Ton grand dévouement pour moi

Représentait un feu de bois.

 

 

Ta chaleur réconfortait,

Tes enfants n’étaient plus inquiets,

Toi, pilier de la famille

Et moi, si fière d’être ta fille.

 

 

Nul besoin d’avoir de preuves,

Bonne attitude dans les épreuves,

Une émotion affective,

Voilà ma mère compréhensive.

 

 

Frappée par la maladie,

M’a semblé loin ce paradis.

Il manquait notre maman,

Mélancolie et larmoiement.

 

 

De l’eau salée sur ta joue,

Grande tristesse en ce mois d’août.

Loin des enfants trop longtemps,

Encore des chocs qui prennent du temps.

 

 

Lueur d’espoir à cueillir,

Besoin de nous pour t’en sortir,

Une dose d’amour à miracles

Pour venir à bout des obstacles.

 

 

Je t’aime encore au pluriel

Par ma nature spirituelle.

Aujourd’hui ton corps n’est plus

Mais ton âme elle, m’a entendue.

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

18 mars 2013

 

 

MÉLANCOLIE DES SOUFFRANTS

Image prise sur le net.

MÉLANCOLIE DES SOUFFRANTS


Mélancolie quand tu nous tiens,

Abattement qui se maintient,

Nostalgie des beaux jours perdus,

Contrariant ce chemin ardu.


Vivoter plutôt que de vivre.

Pas de santé, il faut survivre,

Toujours penser au lendemain,

Déchirements par trop humains.


Montagne abrupte à surmonter,

Temps périlleux à affronter.

La société pour un soutien,

Souffle de vie qui nous maintient.


Ouvrir nos yeux aux petites choses

Pour en atteindre les grandioses,

Trouver en elles un réconfort,

Nous remercier de nos efforts.


Froidure difficile de l’hiver

Qu’on endurait encore hier.

Soleil, soleil, nous t’apprécions,

Réchauffe-nous de tes rayons.


Tenir la main de notre enfant,

L’entendre rire à tous moments,

D’autres raisons à apprécier

Nous sommes sur terre quand même choyés.


Ne pas dévier de notre route,

Suivre la trace sans aucun doute,

Montrant l’exemple à la relève,

Être un modèle pour nos élèves.

 

Mélancolie éloigne-toi.

Je te remplace par la joie.

Assez, pour mes nombreux efforts!

Je cherche maintenant un bon confort.

 

 

Louise Hudon

15 mars 2013