MA VIE

Photographe:  J.  WildWater, tous droits réservés.

MA VIE

 

Bébé, je réclamais l’affection,

Monopolisant toute l’attention,

Beaucoup de soins à mon endroit,

Je ne suis pas une enfant-roi.

 

Deux sœurs, un frère près de moi,

Partageant souvent  l’émoi,

M’ont vue parfois inconsolable

Ou en colère, pas agréable.

 

Des tragédies dans une famille

Viennent marquer des petites filles,

Sans oublier mon cher frérot,

Garçon brillant,  pas un zéro.

 

Pour étudier,  j’ai travaillé,

Adolescence non choyée,

Mes bons bulletins sont mérités,

Ne parlons pas de gratuité.

 

Caissière, commis, secrétariat,

J’ai réussi, alléluia.

En étudiant j’ai avancé,

Dans l’enseignement, je me suis lancée.

 

Mariage raté, changement de voie,

Je me guéris grâce à ma foi.

Maman un jour, maman toujours

Je vois ma fille lors de séjours.

 

Près des enfants à travailler

Combien de jours ensoleillés

Dans des bibliothèques scolaires

Beaucoup d’amour et bon salaire.

Ma bonne santé j’ai retrouvée,

Ne semble pas trop s’aggraver.

Je dois toujours me surveiller…

Une vie très stable à conseiller.

 

Amour filial, j’ai un petit-fils

Être si loin est préjudice.

La qualité quand on se voit

C’est primordial et un bon choix.

 

Mon cher conjoint du temps présent

Me soutenant, homme bienfaisant,

Complicité et liberté,

C’est lui qui m’a réconfortée.

 

Ma chère retraite méritée,

Je n’ai plus rien à convoiter

Sinon pour des divertissements,

Besogne avec délassement.

 

Pour ce Noël,  Dieu je voudrais

Un grand voyage, mon intérêt,

Voir ma famille que j’aime tant,

Espérant tout sans contretemps.

 

Car l’hiver dans ma région

Accrochez-vous bien et prions,

La glace et la neige sur les routes

Font place parfois à une déroute.

 

De toute façon c’est un désir

Qui fait partie de mes plaisirs.

La date n’est pas si importante

Quand je les vois je suis contente.

 

Les guerres de ma vie sont gagnées,

Car je suis bien accompagnée.

Considérant ma condition

Je parle donc d’appréciation.

 

Louise Hudon

26 novembre 2012

LA BOHÈME

Photographe:  J. WildWater, tous droits réservés.

LA BOHÈME


Malade et sans ressources,

Pas d’argent dans ma bourse,

Me défoulant toujours

Par tous mes mots d’amour.


La bohème en poème,

Sans adresse et sans monnaie.

La bohème, la bohème,

Tous les jours,  je randonnais.


J’écris d’la poésie

Selon ma fantaisie

Pour en faire des chansons

Avec les meilleurs sons.


La bohème en poème,

Sans adresse et sans monnaie,

La bohème, la bohème,

Tous les jours,  je randonnais.


Une vraie libération,

Une bonne récréation.

De beaux messages d’espoir.

Sagesse d’un vieillard.


La bohème en poème,

Sans adresse et sans monnaie,

La bohème, la bohème,

Tous les jours,  je randonnais.


Errante  itinérante,

Courageuse endurante,

Maintenant ma récompense,

Terminé le suspense.


La bohème en poème,

Sans adresse et sans monnaie,

La bohème, la bohème,

Tous les jours,  je randonnais.


L’avenir se veut meilleur

Je n’irai plus ailleurs

Cherchant mon équilibre

Tout en étant très libre.


La bohème en poème,

Sans adresse et sans monnaie,

La bohème, la bohème,

Tous les jours,  je randonnais.


Sans être une insouciante,

Non plus une larmoyante,

Je vis au jour le jour

Jusqu’au prochain carrefour.


La bohème en poème,

Sans adresse et sans monnaie,

La bohème, la bohème,

Tous les jours,  je randonnais.


Le carrefour le la vie

La route qu’on a suivie

Demain c’est l’inconnu

Nous sommes tous prévenus.


La bohème en poème,

J’ai une adresse et des richesses.

La bohème, la bohème,

S’annonce pour nous une bonne vieillesse.


Louise Hudon

23 novembre 2012

LE TRAIN DE MA VIE

fullsizeoutput_6cd

LE TRAIN DE MA VIE

 

D’aussi loin que je me souvienne

Mon métier était écrivaine,

Avec des chansons ou poèmes,

Appréciant ma vie de bohème.

 

Avec mon enfance pénible

Comme mineure hypersensible

Souvent trop loin de mes parents

Avec un chagrin transparent.

 

Il a fallu que je me batte,

Que je me montre très adroite.

Pour mes études, très facile,

On me disait super docile.

 

J’ai du, très jeune, travailler,

Une existence peu choyée,

Être à l’école en besognant,

Avec un horaire astreignant.

 

Ensuite un mauvais mariage,

Une ou deux fautes d’aiguillage,

M’ont fait connaître les regrets.

Je m’enlisais dans un marais.

 

Pourtant, un merveilleux moment

A fait de moi une maman.

Oublions mes gémissements

Devant mon ébahissement.

 

Puis m’a frappée la maladie.

Ce n’était pas la comédie.

Grand désespoir et dépression.

Me voici triste cendrillon.

 

Avec le temps et du courage

On oublie les anciens orages.

Je change aussi mon entourage

Recherchant le redémarrage.

 

Très bien soignée et si heureuse,

Divorcée et non malheureuse,

Bien comprise par mon conjoint,

De mon bonheur il est témoin.

 

C’est un beau message d’espoir.

Pour faire suite à vos déboires.

Il y aura une lumière.

Je vous inscris dans mes prières.

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

Tiré de mon livre « Salutation en poésie » à compte d’auteur

17 novembre 2012

Corrigé le 21 novembre 2019