L’épanouissement au travail: un droit et une priorité en santé mentale

 

Photographe:  Bryan Trottier de La Sarre, tous droits réservés.

 

Selon le message véhiculé par la Banque Royale du Canada., dès 1991 dans notre pays canadien, on parlait déjà de santé mental en voie de détérioration et aujourd’hui, d’après beaucoup de médias, le Québec est loin d’être épargné. Ses politiques de coupures mal placées et le manque d’emplois créés ne favorisent pas les milieux de travail en général ni les cellules familiales. Il y a longtemps que beaucoup de citoyens se questionnent sur toutes les circonstances qui favorisent les maladies mentales dans notre société.

Pour prévenir ces déséquilibres,on doit parler de tranquillité d’esprit d’abord. Cet objectif à atteindre est un pas important, pour chacun d’entre nous, ADULTES OU ENFANTS. Le milieu du travail (ou le milieu scolaire pour les jeunes) occupe une place importante dans une journée. L’épanouissement collectif dans ces milieux devrait être la priorité dans les décisions administratives et gouvernementales; il nous semble qu’au nom du mot argent on délaisse ces priorités. On augmente le stress, la tristesse, l’épuisement, le manque d’espoir, le manque de sérénité, les conflits (coupures et changements de tâches sans préparer les gens) ET, sans nécessairement s’en rendre compte, on crée graduellement des atmosphères de travail de plus en plus perturbés tout en empêchant trop souvent l’émergence des idées innovatrices les plus appréciables. Lorsque le mal est grave, il est souvent trop tard. La santé mentale risque d’en être fortement perturbée. Les dépressions découlant d’une trop grande pression au travail augmentent un peu partout.

De plus, la violence chez beaucoup d’adultes est maintenant un sujet de plus en plus préoccupant (sans compter la violence de nos enfants). Le mental et les émotions sont touchés lors de nombreux changements désagréables: agressions du stress de la vie de tous les jours, métro, heures de pointe, longue attente un peu partout, changements de garderie ou de gardienne pour les enfants, gardes partagées, temps de loisirs diminués pour la plupart, angoisses sur le budget mensuel; ajoutons à cela des suicides dans notre entourage, des soucis pour les soins de nos aînés, des hospitalisations minimales OU refusées, des soins médicaux de moins en moins accessibles, la température hors du commun (verglas ou grands froids), une pauvreté grandissante, le rapatriement des milieux ruraux vers les centres urbains DONC une vie moins orientée vers la nature et plus de pollution. Ces spécifications et bien d’autres sont importantes quand on discute du bien-être d’un individu au travail (orientations administratives ou orientations syndicales).

La base du quotidien étant perturbée, le milieu de travail prend encore plus son importance. Le simple fait de prendre le temps de se questionner sur ce sujet est un départ très positif.

Ce n’est pas sans raison que les gens sont de plus en plus préoccupés par leur retraite. C’est souvent une des seules espérances pour un individu qui plie sous le poids de trop de tensions au travail et qui constate une qualité très amoindrie ou à venir… Dans le passé, souvent, les »perfectionnistes » recevaient des félicitations et des compliments de motivation. Aujourd’hui, de plus en plus, ces félicitations se transforment en réprimandes. Je revois l’expression d’une travailleuse qui lance très fort: « Trop de changements! Trop de changements! » L’adaptation n’est pas évidente. Les dangers de névroses ou de maladies mentales touchent toutes les catégories d’emplois même si le modeste travailleur semble plus vulnérable si on pense au coût de la vie et à son plus petit salaire.

Il ne faut pas se fier aux apparences et les heureux se font de plus en plus rares lorsqu’on est à l’écoute des milieux, et ce, à toutes les échelles de la société. On se retrouve avec un nombre grandissant de « travailleurs pour la paye » qui pensent à leur départ à court ou à moyen terme et qui ne s’en cachent même pas.

Peut-on obtenir de mettre un peu d’ordre dans la pyramide des objectifs du Gouvernement? Que les objectifs du haut soient un peu plus conformes avec les objectifs de la base? Que les Syndicats soient un peu plus entendus? Trop souvent, on enlève des emplois pour ajouter des surplus de tâches aux autres travailleurs qui en ont déjà beaucoup, ce qui nuit à la qualité mais aussi à l’épanouissement au travail…

Une réflexion sur ces sujets s’impose en y ajoutant votre expérience personnelle. Même si l’importance de la polyvalence et de la facilité d’adaptation n’est pas à dénigrer dans un milieu de travail, il faut dénoncer les abus actuels ou à venir, surtout si ces abus perturbent un « climat » favorisant une bonne santé mentale. Merci de votre lecture!

 

Par:  Louise Hudon

La Sarre, Abitibi

LE COMPA! est le journal du RAIDDAT, le groupe région de défense des droits en santé mentale de l’Abitibi-Témiscamingue dont le bureau est situé à Rouyn-Noranda.

Advertisements

One thought on “L’épanouissement au travail: un droit et une priorité en santé mentale

  1. Très belle article: j’ai du démisionner d’un poste que j’avais car mon amployer m’endemandais toujours plus étandonner ma rapiditer ….

    J’étais très malheureuse dans cette situation. Je me suis fait cadeau. Ma santé va passer avant tous j’étais entrain de me rendre malade…

    Je crois qu’il a un autre chemin qui m’attend.

    Je lis et je réfléchi …

    Merci

    J’aime

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s