La communication et notre santé mentale

 

Photographe:  Bryan Trottier de La Sarre, tous droits réservés.

 

Lorsqu’une personne en arrive à souffrir très lourdement en santé mentale, c’est souvent parce qu’elle n’a pas l’opportunité ou la capacité de parler de ses problèmes réguliers tout au long de sa vie ou pendant une longue période difficile. Cette personne fait partie de celles qui mènent le dur combat de la vie en solitaire, sans savoir comment exprimer ses émotions et sans même en voir l’utilité. Sortir les secrets de son intérieur devant quelqu’un d’autre devient même une difficulté supplémentaire de la vie car le manque d’habitude crée une tension vécue difficilement par tous. Ce n’est pas agréable de pleurer en racontant ses souffrances intérieures et, pour l’autre, ce n’est pas facile de soutenir à 100% une personne qui semble TELLEMENT souffrir qu’il faut presque l’avoir vécu pour la comprendre.  Bien souvent, on ne peut que se contenter de l’écouter et est-ce suffisant? Cela n’aide pas toujours à la sérénité et à la confiance. Il arrive même que la personne regrette d’avoir parlé et constate l’augmentation de ses peurs et de son anxiété. En effet, la fameuse confiance n’était pas au rendez-vous et ne le sera peut-être pas tout au long de plusieurs tentatives amorcées.

Oui, trop souvent, le manque d’habitude, de part et d’autres, fait que l’échange ressemble plus à un affrontement ou à une faiblesse (selon le cas) plutôt qu’à un échange. Il en ressort de l’amertume, un mauvais souvenir et la femme ou l’homme qui a fait un effort se referme à nouveau sur elle-même ou lui-même. C’est ici que nous abordons le thème du suicide.  Même si cela touche un grand nombre d’adolescents(es) et de femmes, le suicide chez les hommes représente le mal du siècle.  On veut soulager la douleur.  Aussi bizarre que cela puisse paraître, cette idée de suicide peut faire appel à plusieurs domaines:  la médecine, la psychopathologie, la sociologie, la philosophie, la théologie ou même l’histoire.  Cet acte de s’enlever la vie, comme vous le constatez, est étudié par des gens de diverses spécialisations, d’autant plus que cela prend de l’ampleur.

Pourquoi les hommes?  Le docteur Jean-Dominique Leccia, éco-psychiatre, écrivait ceci le 24 février 2009(« Une épidémie silencieuse »):  « Les hommes sont aujourd’hui vulnérabilisés par un environnement qui leur échappe et qui altère leur image ».  Ces derniers, toujours d’après le docteur Leccia, réagissent de manière plus impulsive et plus violente.

Au niveau des statistiques révélées par les médias en 2009, 80% des cas de suicides recensés concernent des hommes.  C’est aussi la première cause de décès de nos garçons de 15 à 19 ans…

Je pense que cette problématique risque de prendre de l’ampleur d’ici les dix prochaines années si les adolescents(es), loin d’apprendre à communiquer, se jettent inconsciemment un peu trop facilement sur INTERNET, le « NITENDO », l’informatique en solitaire…; ajoutons à cela la télévision avec un jugement sans trop de maturité et des visionnements de messages plus ou moins réalistes et remplis de violence et de pornographie. Les liens familiaux sont coupés.

Une recherche se fait de plus en plus constante vers un monde autre que le leur plutôt que l’amélioration de leur propre monde. Oui!!! Avoir du temps pour partager les idées et les émotions fait partie des raretés du monde d’aujourd’hui.

En effet, une fois les liens coupés, il arrive que l’enfant, amer et déçu de la vie se lance dans le monde futile de la drogue ou de la boisson pour oublier.  Inutile de spécifier que les parents ne sont pas nécessairement au courant de cet état de chose, la plupart du temps, et ils comprennent mal l’agressivité parfois soudaine de l’adolescent(e).  On parle maintenant d’une guerre ouverte dans le noyau familial et, avant l’éclatement de ce noyau, les chances d’éviter un drame se font rares s’il n’y a pas d’aide.

Quand je parle de drame, je touche, encore là, au suicide (même chez des très jeunes) et à la prostitution.  La pègre peut décider de couper la drogue journalière chez des jeunes filles de 12, 13 et 14 ans (cela touche aussi de jeunes garçons) afin de les convaincre de venir se prostituer pour obtenir leur fameuse dose, mais, pas nécessairement dans leur lieu de résidence.  On profite de l’éclatement du noyau familial et on achemine les plus intelligentes et les plus jolies jeunes filles ou jeunes garçons vers Montréal, Toronto et, parfois, les jeunes sont vendus (avec de faux passeports) au Vietnam, en Thaïlande ou dans d’autres lointains pays qui payent très cher pour cette marchandise de qualité que sont NOS enfants.

Inutile de spécifier que ces enfants n’ont plus leur mot à dire.  Ils vont vivre pendant des années un enfer suite à une folie de jeunesse. Vont-ils seulement avoir une deuxième chance? La question se pose mais l’avenir reste pessimiste.

Si les jeunes filles deviennent enceintes dans le cadre de cette prostitution bien organisée, l’administration de ce « raquet » de premier ordre va faire vendre les bébés, ce qui va stigmatiser les jeunes pour la vie.  « Où se trouve mon bébé? ». Voilà une question qui va leur revenir très souvent et à laquelle il n’y aura plus jamais de réponse.

Dans les années 1990,  les « ITALIENS » tenaient le monopole en ce qui a trait à la drogue et à la prostitution.  Ce fut ensuite les Hells Angells.  Aujourd’hui, nous faisons face aux « gangs de rue » de Montréal et ils ne mettent pas de gants blancs pour en arriver à leur fin, et ce, sans faire attention aux personnes innocentes qu’ils peuvent trouver sur leur chemin lors de leurs règlements de comptes.  Leurs ramifications s’étendent à travers la province de Québec et plus loin.  Oui, chers parents, s’annonce un temps de violence comme jamais auparavant.  La peur règne pour un enfant qui se retrouve, même par mégarde, dans le système de ces gens et cet enfant connaîtra dès le départ son enfer. Ajoutons à cela que les drogues d’aujourd’hui ne sont pas fiables:  trop de cochonneries chimiques qui viennent faire encore plus de torts aux cerveaux et aux corps. Plusieurs y  trouvent la mort. Et il y a la drogue du viol…

Ce serait tellement extraordinaire si les enfants  pouvaient trouver des périodes de plus en plus longues pour apprendre à philosopher, pour faire leur propre analyse tout en partageant l’analyse des autres, surtout celle de leurs parents. Que notre génération devienne plus observatrice et moins robotisée… Que tous les parents trouvent du temps pour jouer, tout simplement, avec  leurs jeunes tout en apprenant à les découvrir, à bien les protéger, à leur enseigner de bonnes valeurs, à vivre un rapprochement durable. Solidifions la FAMILLE, premier maillon d’importance pour une société qui se veut plus équilibrée et non stagnante.

 

Si vous avez connaissance de certains faits qui pouraient être utiles à la Sûreté du Québec, je vous invite à collaborer à l’épanouissement de notre société en allant rapporter ces informations aux autorités en question.

 

Article plus élaborée ce 24 mai 2011

Par: Louise Hudon

 

www.louisehudonmedium.com

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2 thoughts on “La communication et notre santé mentale

  1. Bonjour madame hudon je vous ai rencontrer dans l’autobus en trajet vers trois-rivieres je trouve vos poeme tres touchan. et vous avaez un tres beau site. Faite attention a vous et mes condoléences pour votre père.
    Izza

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