LA BEAUTÉ DE LA FEMME

LA BEAUTÉ DE LA FEMME

Pour la journée internationale des droits des femmes : 8 mars 2023


Beaucoup d’hommes ne regardent que l’extérieur.

Des femmes sont très belles dans leur intérieur.

Elles mettent au monde les enfants de demain

Pour les accompagner tout au long du chemin.


Il existe plus de deux cent choix de valeurs.

Celles-ci font nos différences de couleurs.

Je ne parle pas de la teinte de la peau

Mais de la sélection de tous nos idéaux.


Nos valeurs expliquent notre comportement.

Les femmes sont des modèles pour leurs enfants.

La confiance en soi, le respect et la franchise,

Pour une bonne efficacité, sont requises.


Reflétant le pilier du noyau familial,

Son rôle est crucial, et ce, au niveau mondial.

On remarque son courage et son dynamisme,

Sa volonté, son empathie, son humanisme.


Ces mères, reines du foyer et responsables,

Dans notre entourage, deviennent indispensables.

Dans notre civilisation contemporaine 

Si le père est un roi, la femme est souveraine.


Ses vocations « protectrice et consolatrice »

Viennent s’ajouter au rôle de formatrice.

Cette journée internationale des femmes

Ouvre la porte à notre admiration, mesdames.




Dr H.C. Louise Hudon, poétesse du Canada

Ambassadrice culturelle internationale pour Inner Child Press International (représentant le Canada de l’Est)

Tous droits réservés

28 février 2023

CONFIDENCES MÊLÉES

CONFIDENCES MÊLÉES

Je suis seule dans le noir. Pas d’étoiles dans le ciel. En face, ma rue est éclairée par les lampadaires de la ville. Des gens m’ont appelée pour la Saint-Valentin, surtout sachant que je me remets de la COVID, le fameux virus international. Confinement obligatoire. Céci a déposé une épicerie sur mon palier.

Je pense à mon âge et à ceux qui souffrent partout dans le monde : tremblements de terre, inondations, volcans, sécheresse. Je pense à mes déceptions récentes. Je souhaitais vraiment ce poste au parlement et la subvention pour mes 3 spectacles. Mes pensées tourbillonnent dans ma tête et, finalement, je n’ai pas à me plaindre.

Mon ordinateur va bientôt rendre l’âme. Je ne sais pas ce que je vais faire. Je ne peux me permettre un endettement. Le coût de la vie a tellement augmenté. Des compagnies ont profité des circonstances pour monter des prix et voler le pauvre monde. Les gens le savent…  Les profits annoncés battent des records alors que les paiements de loyers battent de l’aile…

Presqu’à tous les jours, la nécrologie annonce des décès dans ma ville ou dans les environs. Ces gens ont une histoire. Va-t-elle leur survivre? Une vieille dame m’a demandé d’écrire un livre sur son vécu. Je n’avais pas le temps. Elle est décédée et plus personne ne parle d’elle. J’ai des regrets.

De l’artisanat pour mes petits-enfants m’occupent. En arrière de mon œuvre, j’ai indiqué que je les aimais pour la vie et qu’ils étaient importants pour moi.

Depuis mon divorce (premier mariage) les nouvelles de ma fille se font rares. C’est une personne très occupée. Elle est plus près de son père qui a quitté l’Abitibi avec elle. Je crois que je ne la connais pas vraiment. Je ne sais pas beaucoup de détails sur son existence. Elle s’est remariée sans ma présence. Je lui souhaite du bonheur. Son seul enfant, mon petit-fils, c’est à peine si je l’ai vu 2 ou 3 fois. 

La question existentielle : je fais quoi de ma vie pour l’avenir? Je dois revoir mon testament et préparer ma mort. Ça, c’est officiel. Encore des coûts… 

La poésie, pour moi, c’était vital. Les livres que j’ai édités, on me les a volés. Ils sont vendus ici et là dans le monde et je n’ai pas donné mon accord. Je ne reçois aucun droit d’auteur. Ils font de l’argent avec mon travail. Personne ne m’aide. De là ma décision de l’offrir à tout le monde au niveau international. Mon site web est gratuit. Et puis, il y en a tellement qui n’ont pas les moyens de se payer des livres! J’aide au moins des enseignantes et des enseignants dans l’apprentissage du français. J’apprécie leurs remerciements et leur reconnaissance.

On m’a récompensée par un doctorat H.C., par des hommages, par des certificats d’appréciation, par de si beaux commentaires sur mes textes poétiques! Des gens traduisent mes écrits en arabe. Beaucoup de papiers à classer mais quand je ne serai plus, que va faire la personne qui va faire le ménage du classeur?

Je me cherche. Pourquoi je continue? C’est tant de travail! 340 groupes de poésie en plus de mes 2 pages Facebook et de mon site. J’ai le sentiment que de travailler à ce point m’aide à remplir un vide. J’ai l’impression que si j’arrête, je risque de mourir. C’est comme une drogue de chaque jour. Une discipline que je me suis imposée depuis plus de 15 ans et, aujourd’hui, suite à plusieurs déceptions dans mon pays, je panique sans savoir quoi faire. Qui ça intéresse?

C’est probablement ce virus… Il m’a trop attaquée. Demain, je serai moins bouleversée. L’appétit va me revenir avec mes forces. Il y aura peut-être des étoiles la semaine prochaine?

On dit qu’écrire exorcise le mal…


Louise

Mes fidèles lecteurs depuis toujours connaissent mon penchant pour les papillons. Dans une autre vie, peut-être…


Image d’un monarque sur fleurs : Ulrique leone de Pixabay.

Image d’un papillon bleu : Ervin Gjata de Pixabay.

LA HAINE: POÈME DE MONSIEUR EDMOND ALLAIN de Nîmes

Je partage rarement une oeuvre d’un autre poète sur mon site. Je fais une exception cette nuit, car le sujet est pertinent face aux émotions ressenties par plusieurs et il est très bien formulé. Chapeau à mon confrère de Nîmes. Battons-nous pour remplacer la haine par l’amour, la compréhension, la collaboration. Va-t-il être solide notre pont?

Dr H.C. Louise Hudon, poétesse du Canada

Edmond Allain

Nîmes le 30 janvier 2023

Un des derniers défis proposés dans un groupe d’amateurs de poésie duquel je suis membre proposait à qui voulait s’y coller de composer un texte sur ce qui l’agace dans la vie.


S’il y a un sentiment qui m’agace voire le révulse, il s’agit de la haine… D’autant plus que j’ai la terrible impression qu’elle gagne chaque jour un peu plus de terrain.

La haine 

C’est une folie ordinaire

Qui commence avec la colère,

Empoisonne cœurs et esprits

Et transforme les mots en cris.

Las, elle n’est pas passagère :

Elle fait le tour de la terre,

Elle déforme, elle détruit,

Pousse nos âmes vers la nuit…

La haine 

Certains hommes riches naguère

Sont ballottés de guerre en guerre 

Et dans leurs yeux plus rien ne luit

Quand tout espoir loin d’eux s’enfuit.

Pour certains de leurs congénères,

Deviennent sources de misères

Tous ceux qu’elle a contaminés,

Séduits, bernés et abîmés…

La haine

 

Elle s’immisce en nos chaumières

Semant des idées meurtrières

Dans l’esprit des gens malheureux

Aux dépens de plus pauvres qu’eux

Comme sur un arbre le lierre,

Elle est pour l’amour muselière,

Réprimant les bons sentiments

Au profit des ressentiments…

La haine

En déplorable conseillère,

Des hommes elle se fait geôlière

En leur donnant mille raisons

De barricader leurs maisons.

Posant sur leurs yeux des oeillères

Et dans leur mains des lance-pierres,

Elle transforme en prédateurs

Les cossards et les travailleurs…

La haine

Se chargent d’idées rancunières

Les cœurs coincés dans les ornières

Qu’elle creuse en un tournemain

A chaque heure sur son chemin.

De parole inhospitalière

En exaction totalitaire

Elle a vite fait de pousser

L’humanité dans le fossé…

La haine

© Edmond ALLAIN janv. 2023