UN COIN DE BONHEUR

Dédié aux chasseurs et à ceux qui aiment la nature.
 

UN COIN DE BONHEUR


Solitude à deux dans le bois,

Doux baisers, bons moments de joie

Dans un camp de chasse acheté

Depuis très longtemps convoité.


Promenade près des épinettes,

Très féérique notre planète,

Un ruisseau à truites pour pêcher,

Nul besoin de se dépêcher.


Dans le lointain une rivière

Qui vient combler toutes mes prières.

Moi qui aime l’eau, c’est important

Il y a même un petit étang.


Belle à voir la dame de castors

Et ils ne nous font pas de tort.

Très vite un vison a passé,

Un bon lieu pour décompresser.


Une perdrix nous a regardés,

Un petit lièvre a gambadé,

Des traces d’orignaux sur la terre

Enfin un thé dans la théière.


Assis près d’une immense fenêtre,

Voyant un ours à quatre mètres,

Nous sommes bien en sécurité

Observant ce drôle d’invité.

 

 

Louise Hudon

13 septembre 2013

CONFIDENCES LORS D’UNE INSOMNIE

Photographe:  J. WildWater, tous droits réservés.

CONFIDENCES LORS D’UNE INSOMNIE


Une nuit sans étoile

À écrire près du poêle

Repensant mon passé

Ne pouvant l’effacer.


Des bons et mauvais coups

Dignes d’une grande interview

La maladie aidant

Causant des incidents.


Des amis j’ai perdus

Les vrais m’ont défendue.

Dans mon monde irréel

Mon cœur battait de l’aile.


Ça n’a duré qu’un temps

Parti avec le vent.

Ma famille s’inquiétait

Pendant que je flottais.


J’ai vu l’humanité

Dans toute sa bonté

Tolérer mon excès

Accepter mon succès.


En effet l’écriture

Surtout sur la nature

Avec ma signature

Me montre plus mature.


Connaissez-moi, amis

Sachez donc qui je suis.

La maladie partie,

Toujours extravertie.


J’ai de si bons moments

Pour un très beau roman.

Près de tous ceux que j’aime

Avec amour je sème.


La santé j’apprécie.

Avec diplomatie

Je revis dans la foule

Je dois être à la coule.

 

Louise Hudon

12 septembre 2013

LARMES SUR MON ÉTÉ

Image prise sur facebook.

Pour les propriétaires des 118 maisons dont les sous-sols ont été inondés à La Sarre.

LARMES SUR MON ÉTÉ

 

Triste pluie sur l’herbe mouillée,

Froid d’automne, lamentable été.

Tombent des gouttes sur mes fenêtres,

On annonce plusieurs centimètres.

 

Des dégâts d’eau dans des maisons,

Il faut se faire une raison.

Normalité pour la saison ?

Faisons donc une comparaison.

 

Les années passent, cela empire.

Des catastrophes et des soupirs,

Sans oublier toutes les larmes

Qui sont versées à chaque alarme.

 

Triste pluie sur l’herbe mouillée,

Qui me donne envie de crier,

Car l’eau monte dans mon sous-sol

Et pour moi, j’en perds la boussole.

 

Dure réalité de la vie.

Mon Dieu ! Voilà que mon toit fuit !

C’est la cerise sur le sundae

Et comme un veau je vais brayer.

 

Heureusement, on m’envoie de l’aide.

C’est beau l’existence de l’entraide.

Il ne faut pas désespérer

Garder courage toute l’année.

Louise Hudon, poétesse du Canada

10 septembre 2013