MÈRE, JE SAIGNE

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MÈRE, JE SAIGNE

 

Le sentiment que mon sang s’écoule.

Ma santé me lâche et tout s’écroule.

La faiblesse de mon corps me surprend.

Si on me regarde, rien d’apparent.

 

Comme la tristesse des coquelicots

Qui viennent nous rappeler morts et chaos

Mes mots étalés à l’encre rouge

Indiquent mes douleurs lorsque je bouge.

 

Mère, je saigne dans mon intérieure.

Fatigue et impuissance à chaque heure.

J’apprécie ta collaboration.

Là-haut, tu surveilles ta création.

 

Je ressens ta présence, chère maman.

Tu surpasses bien des médicaments.

Détermination, force et courage,

Le soleil se lève après l’orage.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse au Canada

Tous droits réservés

15 septembre 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

TROP DIFFICILE?

 

TROP DIFFICILE ?

 

Est-ce trop difficile de se calmer

Alors que tu es là à m’aimer ?

Les épreuves se multiplient sans cesse

Mais je remarque ta grande gentillesse.

 

Nos nerfs en prennent un coup ces temps-ci !

Un autre problème mais te voici…

Toujours présent pour me rassurer.

Après tout nous sommes bien assurés.

 

Du matériel… La vie nous réserve

De beaux souvenirs que l’on conserve,

Nous faisant oublier ces moments

Pitoyables, dignes d’un mauvais roman.

 

Notre maison détruite en partie,

Autres complications pressenties,

Accident sur la route en vacances,

Il n’y aura guère de conséquences.

 

Tout s’arrange dans la réalité

Si nous protégeons notre santé.

Espérons un futur bien meilleur

Pour enlever tristesse et frayeur.

 

Comment expliquer en poésie

Mes sentiments sans hypocrisie.

Avec honnêteté, je déclare

Que j’aimerais bien sortir du brouillard.

 

Je rêve de mon existence tranquille

Dans mon chez-moi et pas sur une île.

Retrouver mon intérieur paisible

En continuant à faire mon possible.

 

Suite à des catastrophes naturelles

Des gens connaissent des souffrances réelles.

Mes petits problèmes prennent moins d’ampleur

Quand je constate leurs grandes douleurs.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse au Canada

Tous droits réservés

14 septembre 2017

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LES LUMIÈRES DES ÂMES

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LES LUMIÈRES DES ÂMES

 

Il m’arrive de percevoir des auras

Insaisissables avec ma caméra.

Une surprenante différence de couleurs

Suite au vécu d’un bonheur ou malheur.

 

Ainsi, les âmes peuvent trahir leurs humeurs

Et moi, surprise, je saisis l’intérieur

Grâce aux lumières entourant les personnes.

Je ne voudrais pas qu’on me traite d’espionne.

 

Le pire pour moi : découvrir une mourante.

Cela ne me laisse point indifférente.

Je ferme les yeux en priant mon Dieu,

Sensible tendresse avant les adieux.

 

Épuisée, je me tourne vers la nature

Sortant mes émotions en écriture.

Les gens ne peuvent comprendre ma solitude

Et encore moins ma bizarre attitude.

 

Lorsque je retrouve la normalité

De mes sens, de mon regard, convoitée,

Je perçois différemment l’univers

Faisant suite aux grands trésors découverts.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse au Canada

Tous droits réservés

12 septembre 2017