CHANGEMENT

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CHANGEMENT

 

 

Aujourd’hui loin d ‘être comme hier

Je peux pendre la crémaillère.

J’ai mal supporté de quitter

La maison que j’ai habitée.

 

Tant d’années de beaux souvenirs

Qui m’aidaient tant à rajeunir.

Il a fallu presque tout vendre

Donner beaucoup et même s’entendre.

 

Un déménagement difficile

Pour un plus petit domicile.

Je me suis fait de bons amis

Et je guéris mon anémie.

 

La nourriture est excellente.

Je mène une belle vie non violente.

Jouer aux cartes à tous les jours,

Parler aux gens, leur dire bonjour.

 

De beaux sourires ici et là.

Je ne suis plus seul, alléluia.

Pas d’entretien ni de travaux,

Pour ces deux points, je dis bravo !

 

Oui !  Je me suis bien adapté.

Maintenant j’ai tout accepté.

Ma nouvelle vie me plaît beaucoup,

Cela en vaut vraiment le coût.

 

 

Louise Hudon, poétesse

1 septembre 2014

 

 

 

 

 

 

 

BLANC DE LA NAISSANCE À LA MONTÉE SUPRÊME

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BLANC DE LA NAISSANCE À LA MONTÉE SUPRÊME

 

 

De la salle d’attente on entend des cris

Et voilà le calme, place aux rêveries.

Un enfant est né, ange du berceau

Habillé de blanc. Ah ! Comme il est beau !

 

Un teint laiteux et une belle peau de pêche

Autour de nous, personne ne nous empêche

De caresser une mèche de ses cheveux.

Admiratifs, pour lui on fait des vœux.

 

Qu’il fasse le bien, gardant son innocence,

Simplicité au cours de sa croissance.

Il donnera l’exemple le jouvenceau

Dans ce monde qui connaît trop de chaos !

 

Il mettra de l’ordre et de la beauté.

On se sentira bien à ses côtés.

Son aura blanche signifiant la vérité,

On constatera vite ses qualités.

 

Plusieurs le suivront dans sa grande croisade.

Il sera connu dans bien des bourgades,

Annonçant l’espoir pour l’humanité.

Oui, tant de labeur avec gratuité !

 

Ses grandes mains blanches serreront celles de d’autres

Surtout en ce qui a trait aux apôtres.

Ces derniers accompliront une mission,

Subissant parfois de l’humiliation.

 

Beaucoup de courage, beaucoup d’assurance,

De l’amour à donner sans préférence.

Parlons vocation plutôt que travail

Pour s’encourager, place aux retrouvailles.

 

La prière, dévotion très personnelle

Peut combattre tout ce qui est criminel,

Attirant la pureté dans ce grand monde

Dans les pays riches et dans le tiers-monde.

 

Si tous les gens se donnent la main et prient

Pour mettre de la paix dans les esprits

La blancheur va gagner sur la noirceur

Et cela mettra fin aux oppresseurs.

 

Ah ! Soleil ! Illumine notre planète.

Naîtront de partout des sourires honnêtes

Générosité, bonté et douceur

Nous apportant ainsi de grands bonheurs.

 

Et cela à cause de certaines grandes personnes

Pour qui, ce jour, toutes nos églises sonnent.

Chantons en chœur leurs moments de succès

Pour tous les endroits qui connaissent la paix.

 

Rêveries d’un beau jour, se développant

Pour tuer ce qui ressemble au serpent

Que Marie retient bien de ses deux pieds

Pour protéger ses petits va-nu-pieds.

 

Dans sa miséricorde, elle pense à nous.

Devant elle nous fléchissons les genoux,

Par respect, par amour, par dévotion,

La remerciant d’accepter l’expiation.

 

Son immense pardon, loin d’être éphémère,

Fait penser souvent à nos propres mères

Celles qui nous ont mis au monde et bénis,

Remerciant leur Dieu saint à l’infini.

 

Et voilà la nuit, nous prenons de l’âge

Nous remerciant d’avoir été très sages.

Blancheur et pureté de l’âme lavée

Avant la montée, on pense à Yahvé.

 

La construction de sa maison interne,

Voulue solide, très chaleureuse, non terne,

Présage un avenir au paradis,

En fin de vie, après une maladie.

 

Le miroir de l’âme est blanc

Et je me mire dedans.

Le miroir de l’âme est blanc, tout blanc.

 

 

 

 

 

Louise Hudon, poétesse

Août 2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UN ÉTRANGER DANS LA NUIT

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Bidonville aux Philippines
 
 

 

 

Il s’avance vers moi sur le trottoir

Avec ses haillons, sa barbe noire

Un vieux chiffon cachant ses cheveux

Et que dire de son regard vitreux !

 

Son lot d’aujourd’hui : la pauvreté.

Les gens se permettent d’étiqueter

Un homme forcé de marcher longtemps

Par manque de chance et non de talent.

 

Depuis qu’il a perdu son emploi,

Il clopine et ce n’est pas par choix.

Il a tout perdu et, sans adresse,

Ils sont loin les moments d’allégresse.

 

En boitant légèrement il avance

Maudissant toujours sa déchéance.

Il crie famine à Dieu en souffrant,

Car il est devenu un mendiant.

 

Aura-t-il du pain pour le matin ?

Lassé par son avenir incertain

Il pense à sa femme qui l’a quitté

Oubliant le mot « fidélité ».

 

Et une maison pour les miséreux

Lui ouvre la porte, c’est généreux !

Une autre histoire de sa vie commence

Il remercie Dieu pour sa clémence.

 

Cette bonne soupe chaude pour calmer sa faim.

Des amis qui le comprennent enfin.

Se sentant bien, en sécurité,

Il en oublie sa timidité.

 

Il faut toujours garder de l’espoir

Fermer les yeux, prier et y croire,

Attirer les ondes universelles,

Penser que la vie peut être belle.

 

Crever de faim, une calamité,

La pire de toutes les réalités.

Cela existe dans toutes les grandes villes,

Surtout, aussi, dans des bidonvilles.

 

Menacés par la malnutrition

Beaucoup d’enfants en meurent, par millions.

Ne détournons point notre regard

De ce grand dénuement sans égard.

 

Où est-il l’espoir pour ces enfants

Qui meurent malades de faim en souffrant ?

Près d’eux de riches gens les ignorent,

 Des gouvernements sans faire d’efforts.

 

Mes mots crient ces souffrances et dénoncent.

Ils exigent des actions ou réponses.

L’être humain mérite la dignité.

Ce thème devrait être médité.

 

 

Louise Hudon, poétesse du canada

Tous droits réservés

13 août 2014