LA POUSSIÈRE DU TEMPS (corrigé)
Débris en suspension dans l’air,
Je respire cette poussière
Pensant à la fragilité
De l’âme qui peut nous quitter.
Je veux la mordre à pleines dents
En évitant les accidents
Dans cet espace où la vieillesse
Exige notre gentillesse.
Grand hommage à mes expériences
En comprenant mes défaillances,
Sur la terre la perfection
N’existe point à profusion.
Souvenirs d’antan dans l’esprit
S’effacent parfois, j’ai compris.
Débris brûlant, devenant cendres
Vivre longtemps pour vous surprendre.
Mes cheveux blancs au fil du temps,
Ma mémoire me tourmentant,
Rides profondes à mon visage,
Je ne peux point cacher mon âge.
Retour parfois sur mon passé,
Sur les moments non effacés.
Angoisses perturbant ma chair.
Pourtant de ma vie, je suis fière.
Bien vivre le moment présent,
Appréciant l’instant bienfaisant.
Aller de l’avant et foncer.
Prévoir de ne pas renoncer.
Débris en suspension dans l’air,
Je respire cette poussière.
Le temps sans forme, sans substance.
Encore des ans d’existence
Voilà mon vœu le plus précieux,
Loin d’être prête à des adieux.
Jeune de cœur dans mon milieu
En appréciant le merveilleux.
Louise Hudon, poétesse du Canada
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17 février 2016
Corrigé le 17 février 2020