INTERROGATIONS

 

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INTERROGATIONS

  

La culture est l’enrichissement de l’esprit.

Certains peuples marginaux sont incompris.

Doit-on pour cela les crucifier?

Et comme une plante les éradiquer?

 

Il y a la guerre tout autour de nous

Et la misère qui « siphonne » partout.

Combien sont-ils à crever de faim?

Qui se lève debout pour leurs lendemains?

 

Les cataclysmes de plus en plus nombreux

Augmentent aussi le nombre de miséreux.

Hé! Vous là-bas! Avez-vous des yeux?

Et si c’était vous le malheureux?

 

Soulignons enfin la grande souffrance

Des maladies à vivre sans espérance.

Soyons l’épaule pour les soulager

Avez-vous du temps pour les opprimés?

 

On a tous des possibilités

Dans notre vie pour la charité.

Tenons-en compte dans notre destinée

Et nous mourrons avec une grande fierté.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

Tiré de mon livre « La poésie d’une médium », édité en Allemagne aux éditions Muse en 2016.

Poème du 4 mai 2011

NOUS LES AUTOCHTONES

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Photographie lors des excuses aux amérindiens par monsieur Harper, au nom du Canada.

Hommage à mon arrière-grand-mère Montagnaise, Marie Clairy, chamane sur tout le territoire du Lac-Saint-Jean, et à sa descendance.

 

Sujet : mauvais traitements aux Autochtones dans des pensionnats fédéraux pour les assimiler, un génocide culturel de 1820 à 1996.

 

 

NOUS LES AUTOCHTONES

 

 

Les blancs nous ont privés de nos enfants

Par des religieux fiers et triomphants,

La langue et les traditions interdites

Déclarées auprès d’eux étant maudites.

 

Parler notre langage, une damnation

Défendu pendant les récréations.

Lorsqu’enfin nous les avons retrouvés,

Des adultes étrangers bien éprouvés,

 

Ces derniers ne pouvaient communiquer

Même s’ils essayaient de bien s’appliquer.

Au très grand découragement des parents,

Les coutumes non comprises, c’est effarant !

 

Pas trop instruits, c’était voulu comme ça

Et les blancs chantaient leur Alleluia

Oubliant notre musique et nos chants

Et les grands cris de nos mères : « Les méchants ! »

 

La race amérindienne est perturbée.

Ils ont rendu ses membres exacerbés.

Une histoire triste à ne pas répéter.

Des conséquences dont il faut s’inquiéter.

 

Une pensée pour celles et ceux décédés

Pour les mères ayant perdu leurs « bébés ».

Trop de tristesse au cœur chez les familles.

Elles ont été traitées comme des guenilles.

 

Des excuses sincères est-ce bien suffisant ?

Vont-elles rendre à toutes ces mères leurs enfants ?

Les perturbations des communautés

Qui découlent de beaucoup de cruautés

 

Font que beaucoup de gens doivent être soignés.

Des médecins-psychiatres peuvent en témoigner.

On en retrouve souvent dans des réserves,

Petits territoires, comprenez ma verve.

 

On dit que le temps arrange les choses

Efface ou cicatrise les ecchymoses.

Je vous supplie de ne pas oublier

Ces histoires qui ont été publiées.

 

Au nom de la vie, il faut protéger

Donner foi, confiance et dédommager.

Que les gens comprennent ce qui s’est passé,

Émotivement, un dossier non classé.

 

Ne pas recommencer, voilà l’espoir.

Ne plus vivre encore une fois ces déboires.

Peu importe de quel enfant il s’agit

Il faut éviter les hémorragies…

 

En effet, les cœurs des mères ont saigné

Et ces récits, il faut les enseigner.

Retrouvons-nous dans un monde de paix

Et attirons de partout le respect.

 

 

Gardez donc tout ça dans votre mémoire

Pour conserver la paix, la faire valoir.

 

 

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

6 janvier 2017

 

 

 

 

POÈME D’AMOUR

couple-qui-sembrasse

 

L’âge n’a pas d’importance en amour.

 

POÈME D’AMOUR

 

 

Tu es ma seule âme sœur

Et je n’ai plus peur.

Je suis ta seule épouse

Sans être jalouse.

 

Ton visage si racé

Nous deux enlacés

Un parfum capiteux

Et tu sembles heureux.

 

Des vacances à venir

Pour nous rajeunir

Un projet important

Restons bien-portants.

 

Donnes-moi donc tes deux mains

Pour un examen.

Tu sens bon le jasmin

Mon homme très humain.

 

Je regarde tes yeux

D’un brun lumineux

Qui m’hypnotise sans cesse.

Je suis ta princesse.

 

Je vais chanter pour toi

L’amour et ma foi.

N’oublie pas qu’autrefois

Ce fut un combat.

 

Ton âge très avancé

Pour te fiancer

Fut une incertitude

Question d’attitude

 

Aujourd’hui le bonheur

Qui remplit nos cœurs

Prouve la non importance

De cette résistance.

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

12 janvier 2017