PLEURER
Je pleure ma peine comme jamais
Car j’ai atteint mon sommet.
L’affliction que je ressens
Je vais la vivre longtemps.
Les larmes coulent sur mes joues
Et elles tombent un peu partout.
Un goût salé sur mes lèvres
Forte chaleur de ma fièvre.
Comment parler d’une douleur
Causée par un séducteur ?
Il m’a quittée pour une autre
Ma disgrâce n’est pas vôtre.
Il était mon protecteur
Dans mes pensées à chaque heure.
Maintenant il est parti
Une part de moi avec lui.
Pour l’instant je ne suis pas prête
À écouter des prophètes
Même pour de bonnes nouvelles.
Mon malaise est trop réel.
Plus tard je me remettrai.
Je me reconcentrerai,
Étant plus sage dans mon choix
Pour m’orienter vers la joie.
Louise Hudon, poétesse
Septembre 2014



