NOUS N’AVONS PLUS VINGT ANS

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NOUS N’AVONS PLUS VINGT ANS

 

Je te regarde à travers le miroir,

Il est tard, la nuit, un peu tard le soir.

Une image venant chercher mon amour

Malgré ton âge, ce sera pour toujours.

 

La douceur et la bonté de tes yeux

Me font espérer l’absence d’un adieu

De toi, cher mari, que j’aime de tout cœur,

Avec tes qualités, ton air moqueur.

 

Non ! Nous n’avons plus vingt ans mon aimé

Mais malgré le temps je peux proclamer

La complète réussite de notre couple

Avec notre liberté, négociateurs souples.

 

Si la beauté de nos corps se flétrit

Attachement, dignité et galanterie

Laisse-moi te crier mes sentiments

Et te faire part d’un tas de compliments.

 

Comme au premier jour, je suis amoureuse,

Un amour partagé, j’en suis heureuse

Dans ma vie de tous les jours, sans routine,

Message important de ta Valentine :

 

Aimons-nous malgré nos âges, malgré tout.

Les lourdes épreuves connues sont un atout.

La sagesse acquise renforce notre union

Tous les deux confirmons cette opinion.

 

Nous n’avons plus vingt ans, il va sans dire.

Protection d’une tendresse non à détruire.

Nos mains enlacées me transmettent chaleur

Combattant le froid pour mon grand bonheur.

 

Dire ces mots avant qu’il ne soit trop tard,

Comme une abeille, je m’abreuve de nectar

Nectar de mes souvenirs merveilleux

Émotions à la lueur de tes yeux.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse

Tous droits réservés

15 octobre 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DÉFOULEMENT

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DÉFOULEMENT

Dédié à un ami poète

 

Avec mes mots pour me défouler

En m’empêchant ainsi de couler,

Le poing en l’air avec expression

Dans mon visage, sans renonciation.

 

Ma poésie d’agressivité

Où il n’y a guère d’ambiguïté,

Une échappatoire de mon calvaire

Aussi froide que la saison d’hiver.

 

La toile de fond étant oubliée

Et ce, malgré mes mots publiés,

De véritables amis peuvent comprendre

Et ils sauront ainsi me surprendre.

 

Malgré mes cris et mes hurlements

Causant dommages ou chambardement,

Des copains se souviennent du passé

Et perçoivent un présent angoissé.

 

Si le bien vécu survit toujours

Si mes nuits sont noires après mes jours

Les rayons du soleil efficaces

Amoindriront ainsi mon angoisse.

 

J’ai le don pour écrire de beaux mots,

Pour moi, pour mes propres idéaux.

Unique en mon genre comme caractère,

Un humain souvent contestataire.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse

Tous droits réservés

12 octobre 2016

 

 

 

 

DANS LES ÉTOILES

 

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DANS LES ÉTOILES

 

Mon regard se tourne vers les étoiles.

J’enregistre tout pour une toile.

Une image à conserver toujours

Que je pourrai admirer le jour.

 

La conscience de ma mère brille le soir.

Son bonheur s’épanouit dans le noir.

La sentant près de moi à jamais,

Adieu la solitude, désormais.

 

J’ai tricoté l’histoire de ma vie

Si fière de parler de ma survie,

Avec des mots, très tard, dans la nuit,

Dans le silence, loin de tous les bruits.

 

L’âme de ma mère imprègne mes écrits.

Je la retrouve dans mes manuscrits.

Sa grande influence sur ma personne

A un effet sur chaque consonne.

 

Toi qui m’as quittée à contrecœur,

Brille dans mes yeux, étoile de mon cœur.

Ta descendance ne t’oubliera pas

Tu vis au-delà de ton trépas.

 

Je lance mon cri d’amour vers le ciel.

Ma mère n’a plus son corps matériel.

Une des étoiles brille intensément,

Une réponse instantanément.

 

Étoile filante pour un de mes vœux

Mais ce n’est pas ici un adieu.

Un esprit vient me frôler l’épaule…

Complicité, je garde le contrôle.

 

 

Louise Hudon, poétesse au Canada

Tous droits réservés

6 octobre 2016