DES PLEURS SUR MA BOUTEILLE

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DES PLEURS SUR MA BOUTEILLE

Il ne faut pas que cela se sache.
Un pauvre alcoolique qui se cache.
Il faut bien conserver mon emploi.
Ma bouteille je la serre contre moi.

Ma conduite affectée se fait rare.
Éviter la police, tout un art !
Je reste chez moi, encabané.
Les nouvelles lois m’y ont condamné.

Ajoutons à cela ma boucane.
Heureusement, je suis seul sans chicane.
Si je pense à ma vie d’aujourd’hui,
Je réalise mon besoin d’autrui.

Le problème est que je ne suis pas prêt,
Même si c’est dans mon grand intérêt.
En buvant, je pleure sur ma bouteille
Jusqu’à l’atteinte d’un très fort sommeil.

Volez très loin oiseaux de juillet
Pendant que moi je bois très inquiet.
Annoncez ma santé chancelante,
Ma retraite, solitude accablante.

Aurai-je la force d’aller travailler ?
Des efforts devront être déployés.
Vraiment, il faudrait me faire soigner.
Un parrain pourrait m’accompagner.

 

Louise Hudon, poétesse
Tous droits réservés

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