LETTRE D’UNE FEMME DÉPRESSIVE

LETTRE D’UNE FEMME DÉPRESSIVE

 

 

Je sombre dans le plus grand des chaos,

Tu n’as pas compris mes signes verbaux.

Les gestes d’accompagnement présents,

Ignorés de ta part, non suffisants.

 

Seule face à moi-même et sans espoir,

Déambulant pleurant mon désespoir.

M’as-tu seulement entendue, mari ?

Sauras-tu réparer cette avarie ?

 

Peu de communication de ta part,

Du vide suite à tes nombreux départs,

Seule à la maison avec les enfants

Et le sentiment d’un monde étouffant,

 

Il y a mes croyances religieuses

Pour changer un peu ma vie ennuyeuse.

Pourrais-tu comprendre ma condition ?

Loin de m’entendre, tes humiliations

 

Me détruisent le mental chaque jour.

Je t’avais déclaré t’aimer toujours

Mais aujourd’hui mon cœur amer, meurtri

Voudrait bien éviter la psychiatrie.

 

Il faut penser à moi et aux garçons,

Poser des gestes de plusieurs façons

Pour changer la triste situation

Même en mettant fin à l’association.

 

 

Louise Hudon, poétesse et parolière au Canada

Tous droits réservés

4 avril 2017

Corrigé le 5 janvier 2021

 

 

 

 

 

 

PETIT POÈME NOCTURNE

Photographie de Bryan Trottier, tous droits réservés.

 

 

PETIT POÈME NOCTURNE

  

Solitude malgré mes activités.

De l’ennui malgré mon ingénuité.

Il me faut sortir de ma grande maison

En appréciant ce début de saison.

 

Un printemps tardif remonte mon moral.

L’hiver a été rude, froid magistral.

Les vacances arrivent à toute vitesse,

Un repos bien mérité de poétesse.

 

Il me semble qu’il y a beaucoup trop longtemps,

Et ce, à cause de plusieurs contretemps,

Que mes yeux ont admiré le soleil,

Les fleurs et le beau tableau des abeilles.

 

Trop d’obligations et d’occupations

Malgré toutes mes nombreuses appréciations.

Un recul pour me permettre de me rendre

Dans ma si belle nature pour me détendre.

 

Mon mari adoré va revenir.

Près de lui en vacances pour rajeunir,

Nous profiterons de tous les instants

En voyageant, un de nos bons passetemps.

 

De nos jours, la vie n’est pas si facile.

J’apprécie mon amour, mon domicile.

Ma santé me permet d’en profiter.

Je ne souffre pas d’invalidité.

 

Les étapes se succèdent dans cette vie.

Nous apprenons toujours, à mon avis,

Et chaque heure de notre courte existence

Vaut son pesant d’or, est digne d’importance.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse au Canada

Tous droits réservés

1 avril 2017

 

 

 

TA JALOUSIE ME DÉRANGE

 

 

TA JALOUSIE ME DÉRANGE

 

Je te donne mon amour exclusif

Malgré ton comportement abusif

Où ton insécurité et ta peur

Me font vivre des moments de stupeur.

 

Ton lourd sentiment de me posséder,

Te présentant à moi comme obsédée,

Inventant sans cesse des scénarios

Fictions qui provoquent des quiproquos.

 

Tu m’aimes vraiment mal mon adorée !

Je te demande de t’améliorer

En accordant la foi à notre amour.

Fais-toi soigner, demande du secours.

 

Sans ta confiance, tu mets en péril

Notre couple. Ne sois pas puérile.

Ta crainte que je prenne une rivale

Mets-la donc en oubli, c’est primordial.

 

Tu angoisses et anticipes une perte.

Saches que dans ce sens, aucune alerte.

Te voyant souffrir inutilement.

Je suis très éprouvé également.

 

Ta jalousie me dérange chérie !

Elle nous fait vivre des intempéries.

Entends plutôt cette belle musique

De mon cœur : des battements véridiques.

 

Mon indépendance, ma liberté,

Sur cela, on ne doit pas s’affronter.

Je ne pense pas à t’emprisonner.

Libre, sans penser à me séparer.

 

Oriente ton regard vers la nature,

Sors des défoulements en écriture,

Sois positive en vivant bien ta vie

En gardant l’espoir pour être ravie.

 

 

PAIX ET SÉRÉNITÉ

 

  

Louise Hudon, poétesse et parolière au Canada

Tous droits réservés

19 mars 2017

Corrigé le 5 janvier 2021