GIVRE DE L’ABITIBI

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GIVRE DE L’ABITIBI

  

Mauvaise température, pluie verglaçante.

Un froid à venir, nouvelle agaçante.

On ne voit rien dehors, de ma maison,

En ce jour néfaste, en cette dure saison.

 

Il fait chaud dans mon foyer protégé.

Dehors, par la neige, je suis assiégée.

Par de la glace, elle va se transformer.

Permettez-moi, ici, de m’alarmer.

 

Pour les enfants, pas d’école aujourd’hui.

Les familles se préparent avant la nuit.

Pelleter les galeries et ouvrir les cours.

N’ayant pas le choix, gestes empreints d’amour.

 

Mes os m’annoncent ce qui s’en vient demain.

Je réfléchis en me frottant les mains,

Appréciant la présence de mon mari

Et en rêvant de visiter Paris.

 

Que le froid demeure dehors mon ami.

Protégeons notre intérieur contre lui.

Prends mes mains contre ton cœur cher amour

Car elles réclament ta chaleur pour toujours.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

29 novembre 2016

 

 

LE GIVRE DE NOS SECRETS

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LE GIVRE DE NOS SECRETS

  

Du frimas cache nos jardins secrets.

Pour les deviner, serez indiscrets.

Notre monde de peur, de stress et d’angoisses

Semble inconnu des gens de la paroisse.

 

La réalité tapissée de givre,

Carapace essentielle pour mieux survivre,

Cache une partie des personnalités

Et peut expliquer la frigidité.

 

Les traumatismes existants des cerveaux

Nécessitent trop souvent un renouveau.

Nouveau départ en laissant de côté

Un passé marqué par la cruauté.

 

Oui ! Trop facile de blesser un enfant,

Lui imposant un milieu étouffant

Avec des gestes ou des mots qui font mal.

Même pour des adultes, ce n’est pas normal.

 

Je vous souhaite une existence paisible

Et que le bonheur vous soit accessible.

Ensemble, protégeons les jeunes d’aujourd’hui !

Qu’ils soient sereins, épanouis et instruits.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

29 novembre 2016

 

NON À LA DOULEUR

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NON À LA DOULEUR

  

Toujours là, en moi, à m’effrayer

Voulant bien vivre, on m’a conseillée.

Je dis non à ma douleur, sans cesse.

Je reste active, malgré ma vieillesse.

 

Éloigne-toi de moi, sombre souffrance.

Je veux retrouver mon assurance.

Dans l’oubli interne de mon cerveau :

Un long rejet à tous les niveaux.

 

Tu me piques et tu me désarçonnes.

Je te combats très fort, comme personne.

Tu ne gagneras pas cette grande bataille

Et on m’offrira une belle médaille.

 

Ma vie sera longue et bien remplie.

J’ai trop de projets inaccomplis.

Non à la douleur avec ferveur.

La vie m’offre trop avec faveurs.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

25 novembre 2016