LES MACHINES INFERNALES

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LES MACHINES INFERNALES

 

La fumée monte dans le ciel

Une retombée industrielle.

Les algues poussent dans les lacs

Où est la terre paradisiaque ?

 

On vient couper notre beau bois

Ça me fait sentir aux abois.

Mon inquiétude vient de très loin

J’ai vu des choses, je suis témoin.

 

L’argent ça passe en premier lieu

Et on détruit dans mon milieu.

Des beaux lacs morts à tout jamais

On ne peut rien faire désormais.

 

De la bonne eau, ça se fait rare.

Ils ont de la chance les vieillards,

Ont connu un monde merveilleux.

Nos enfants seront moins radieux.

 

Oui ! L’homme se détruit par lui-même,

Devient la source de ses problèmes.

La relève souffrira demain

À moins de se donner la main.

 

Réveillez-vous, madame, monsieur

Et soyez-donc très ambitieux

Pour sauver notre belle planète.

J’y travaille et je suis inquiète.

 

Mes mots s’envolent dans le vent.

On n’entend pas, c’est décevant

Et la misère des hommes augmente,

Situation très alarmante.

 

 

Louise Hudon, poétesse

Tous droits réservés

27 août 2016

Corrigé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MA CHÈRE MAMAN

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MA CHÈRE MAMAN

 

Ma chère maman je t’aime.

Je t’écris ce poème.

Tu surveilles de là-haut

Les problèmes familiaux.

 

Je parle de maladie.

Toi de ton paradis

Fais en sorte de guérir

Qu’on retrouve nos sourires.

 

La douleur ça fait mal

Et pleurer c’est normal.

Une crise passagère

Entend donc ma prière.

 

Tu peux parler à Dieu.

Ce serait merveilleux !

Oui je crois aux miracles

Malgré tous les obstacles.

 

Personne ne veut mourir

Mais retrouver le rire.

Toi tu peux nous aider

J’en suis persuadée.

 

Il faut sauver un œil

Éviter les cercueils

Vivre encore très longtemps

Pour voir d’autres printemps.

 

Anévrisme en sommeil

Il faut respirer vieille,

Admirer le soleil

Et les autres merveilles.

 

Nous allons retrouver

Un moral cultivé

Attendant un changement

Sans trop d’accablement.

 

J’ai confiance en la vie

Elle ne m’a pas trahie.

Positive je suis

Oublions nos ennuis.

 

Tu sais maman je t’aime,

Je pense à toi, je t’aime.

Tu es là près de nous,

Te prier j’ai le goût.

 

 

 

Louise Hudon

Tous droits réservés

27 août 2016

 

Dédié à ma famille.

 

 

 

 

 

UNE MARCHE VERS UN LIEU DE PAIX

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UNE MARCHE VERS UN LIEU DE PAIX

 

 Une guerre m’a fait fuir mon pays.

Cette destruction m’a bien vieilli

Car mon épouse est décédée

Et me voilà dépossédé.

 

Accueilli au grand Canada

Avec mon enfant dans mes bras

Devant des soldats dévoués

Voilà ma gorge qui est nouée.

 

Il fait tellement froid dans ce lieu !

Un froid intense et insidieux.

Loin de mon monde de chaleur,

Voilà un hiver de douleurs.

 

Heureusement des vêtements très chauds

En remplacement de nos ponchos

Me sont remis gracieusement.

Je dis merci courtoisement.

 

Bien habillés, il faut apprendre.

Autour de nous, il faut comprendre,

S’adapter à leurs habitudes,

Mettre de côté nos inquiétudes.

 

Je sens parfois des regards durs.

Serait-ce à cause de ma coiffure ?

Ma couleur de peau différente

Dans ce pays n’est pas courante.

 

Des tas de gens si sympathiques

Parmi des changements climatiques

M’apportent joies et bonheur

Et tout cela à leur honneur.

 

Du travail je pourrai trouver,

Me nourrir sans être éprouvé.

Mon enfant ira à l’école

Nous ferons aussi des bricoles.

 

Finalement avoir des projets

Concernant différents sujets

M’offrira une seconde jeunesse

Pour remplacer le mot vieillesse.

 

Mon enfant a droit à la vie

A besoin d’avoir des amis

A soif d’amitié et d’amour

Apprécie les rires et l’humour.

 

La colombe a volé vers nous,

Nous a éloignés de la boue.

Le destin ainsi décidé

Vers la paix, j’ai été guidé.

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

Juin 2016