J’AI BESOIN D’UN CÂLIN

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J’AI BESOIN D’UN CÂLIN

 

 

J’ai envie de faire comme l’homme dans la rue

Avec sa pancarte, son texte congru

Il demande tout simplement un câlin

Je le qualifie de petit malin.

 

Comme je l’envie et le trouve courageux

Je pense que tout ça est avantageux

Un geste d’amour dans la société

Qui mériterait d’être répété.

 

J’ai besoin aussi d’un câlin, amis

Pour rire et oublier les infamies.

On m’a jugée sans chercher à comprendre

Sans occasion pour venir me défendre.

 

Ma pancarte serait visible auprès de tous

Profitant d’une belle journée du mois d’août.

Je pardonne et demande de la chaleur

Et ma belle pancarte sera en couleur.

 

 

Louise Hudon

Tous droits réservés

 

10 mars 2015

 

UN CRI DANS LE VENT

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UN CRI DANS LE VENT

 

 

Mon cri s’envole vers les nuages

Il semble fort malgré mon âge.

Malade je suis depuis longtemps,

J’aurais besoin d’un remontant.

 

J’apprécie bien ma solitude

Je suis moins belle par habitude

Dans la nature je peux crier

Et réussir à oublier.

 

J’exorcise tout par mes écrits.

Je veux en faire un manuscrit.

Dans ma faiblesse l’ultime effort

Est travailler en métaphores.

 

De graves problèmes sans solution,

Trop peu de temps, suffocation.

Je voudrais qu’on ne m’oublie pas

Même si j’arrive à mon trépas.

 

S’il me reste des années à vivre

Intensément je veux survivre.

À tous les jours je vais écrire

Au moins jusqu’au dernier soupir.

 

Il y a une mer de bons lecteurs

Qui m’étudient, approbateurs

Des livres se vendent, j’en suis ravie

Je demande souvent des avis.

 

Mon cri s’envole vers les nuages

Il semble fort malgré mon âge.

Malade je suis depuis longtemps

Je vais combattre avec le temps.

 

 

Louise Hudon, tous droits réservés.

Pour la revue « Le Passeur »

Mars 2015

FEMME AU FOYER

 

BELLES IMAGES PAR BETSY AMOUR_n 

Image:  « Belles images de Betsy ».

FEMME AU FOYER

 

 

 

Une femme au foyer me dit qu’elle n’a pas d’emploi,

Pas de travail donc pas de rémunération,

Qu’elle aimerait beaucoup exercer une profession.

J’analyse le tout et constate ses exploits !

 

Ma chère Madame, lui répondis-je, vous enseignez

En aidant vos enfants, le soir, dans leurs devoirs.

Très reconnaissants et, gravés dans leur mémoire,

Des souvenirs précis resteront imprégnés.

 

À cela je rajoute que vous êtes infirmière !

Combien de vos enfants avez-vous donc soignés ?

Sur tous ces gros bobos, une victoire bien gagnée.

Vos efforts les ont sauvés avec les prières.

 

Sans oublier, voyons, l’entretien ménager

Où on retrouve une routine bien organisée.

Ce domaine-là, il ne faut pas l’amenuiser

Nous aimons tous notre endroit bien aménagé.

 

Vos valeurs communiquées à la descendance :

Sécurité, courage et sens de la famille !

Et toutes les fois que vous avez sorti l’aiguille !

Leur couturière envoyée par la providence.

 

Que dire de vos dons de repassage ma chère dame !

Venant sans cesse à bout des taches les plus rebelles

Vous sauvez de l’argent sans remplir les poubelles !

Vous cuisinez aussi comme un chef, belle madame.

 

Avec des outils d’hommes vous réparez souvent

Ce qui se brise parfois à cause de vos enfants.

Votre four n’est pas toujours autonettoyant…

Pensons à la tâche de la femme auparavant…

 

Des mots, encore des mots en hommage à vous toutes

Comptables, confidentes, consolatrices quotidiennes

Jouant un grand rôle, en votant comme citoyennes

Et, je vous le jure, d’autres qualités s’ajoutent.

 

Que deviendrait la collectivité sans vous ?

Notre société y perdrait beaucoup au change.

Je me permets de vous voir comme étant des anges

Avec une force « superwoman », le savez-vous ?

 

 

 

Louise Hudon

Pas de droit d’auteur pour ce poème

2 mars 2015

 

Pour la journée internationale de la femme du 8 mars.