RIDES DE RIRE

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RIDES DE RIRE

 

 

Voilà bien des écrits sur les femmes violentées.

Refaisant surface mon passé vient me hanter

Mais je regarde avec grand amour mon conjoint

Et je suis si fière de lui lorsqu’il me rejoint.

 

Ses quelques rides de joie, à titre de bon vivant,

Avec tendresse, je les caresserais souvent.

Ces signes de maturité, mais non de vieillesse,

Évoque pour ma personne son exemplaire sagesse.

 

Éloignez-vous pour toujours, fantômes qui m’obsèdent.

J’ai trouvé contre vous beaucoup de bons remèdes.

La félicité vient remplacer la souffrance

Et, tous les jours, je l’apprécie ma délivrance.

 

Je remarque dans mon miroir mes rides de rire.

Cela a pris beaucoup de temps pour me guérir.

Mon regard critique sur la vie a bien changé

Je remercie le ciel d’être loin du danger.

 

On peut se sortir de la violence de toutes sortes

En changeant de milieu pour devenir extraforte.

S’éloigner des démons de l’enfer sur cette terre

Pour les remplacer par un monde sécuritaire.

 

 

 

 Louise Hudon, poétesse

Septembre 2014

PLEURER

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PLEURER

 

 

Je pleure ma peine comme jamais

Car j’ai atteint mon sommet.

L’affliction que je ressens

Je vais la vivre longtemps.

 

Les larmes coulent sur mes joues

Et elles tombent un peu partout.

Un goût salé sur mes lèvres

Forte chaleur de ma fièvre.

 

Comment parler d’une douleur

Causée par un séducteur ?

Il m’a quittée pour une autre

Ma disgrâce n’est pas vôtre.

 

Il était mon protecteur

Dans mes pensées à chaque heure.

Maintenant il est parti

Une part de moi avec lui.

 

Pour l’instant je ne suis pas prête

À écouter des prophètes

Même pour de bonnes nouvelles.

Mon malaise est trop réel.

 

Plus tard je me remettrai.

Je me reconcentrerai,

Étant plus sage dans mon choix

Pour m’orienter vers la joie.

Louise Hudon, poétesse

Septembre 2014

 

 

 

RÊVES ANGOISSANTS

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RÊVES ANGOISSANTS

 

 

Des cauchemars viennent ronger mon âme.

Toute la nuit je lance des cris d’alarme

Et,  dans ma maison,  place au vacarme.

Vas-tu me comprendre belle dame ?

 

Rêves terrifiants non expliqués

Occasionnant une nuit mouvementée.

Les sueurs froides sur ma peau bronzée,

Preuve réelle, oui j’ai paniqué.

 

Je me lève souvent mal dans ma peau.

Peut-être que si je buvais de l’eau

J’éviterais de vivre un chaos,

La confusion nuisant au repos.

 

On dit que les rêves s’analysent.

Il faut avoir l’expérience acquise.

Je n’ai pas les compétences requises

Mais, terminée, la gourmandise.

 

Une plainte dans le noir retentit

Et je m’entends crier dans la nuit.

Pourtant je ne connais pas d’ennuis.

Est-ce l’expression d’un ressenti ?

 

Louise Hudon, poétesse

Septembre 2014