LE MIROIR DE SON ÂME

Photographe:  Bryan Trottier, tous droits réservés.

LE MIROIR DE SON ÂME (corrigé)

 

Tombe la pluie sur sa fenêtre

Et moi je pense à son bien-être.

Au crépuscule de sa vie

Lentement s’en va mon amie.

 

Serrant sa main contre mon cœur

Je lui fais part de ma douleur

Lui rappelant notre amitié.

Beaucoup de bonheur ces années.

 

La racine du dernier souffle

Près de sa paire de pantoufles

Marque mon cœur pour très longtemps

Mon corps réclame un remontant.

 

Sa chair inerte et très sereine.

Au loin on aperçoit un frêne

Le vent soufflant dans son feuillage.

Une âme est partie en voyage.

 

Aimée parmi les respectées,

Un papillon dans les foyers,

Son bénévolat apprécié

Par beaucoup de personnes âgées.

 

Le miroir de l’âme luisant

Dans la fin de vie, à l’instant,

Lui donne un sourire infini,

Sa belle histoire non finie.

 

Laissez-moi donc prier pour elle.

Dans sa mort je la trouve belle !

À jamais je perds cette amie

À cause d’une leucémie.

 

Son âme prête à l’ascension

Parfaite selon ma vision,

Allant vraiment dans l’au-delà

Par son exemple elle ébranla.

 

Dans son autre vie à venir

 Elle reviendra pour me bénir

Je détecterai sa présence

Bien par-delà de son absence.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse au Canada

Tous droits réservés

Publié dans « Espoir en poésie »

Corrigé le 10 octobre 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FLEURS FANÉES

Photographe:  Bryan Trottier, tous droits réservés.

FLEURS FANÉES


Les voir dans ma cuisine

Me rappelle ma cousine.

Je ne me décide pas

À causer leur trépas.


Elles sont fanées, c’est vrai.

De près cela paraît.

Pourtant ce souvenir

Je ne veux m’en départir.


Des lys d’une blancheur

Rappelant la fraîcheur

D’une nature vivante

Et toujours émouvante.


Il faudra bien finir,

Enlever et dégarnir,

Mais la pensée demeure,

Je garde ma bonne humeur.


L’importance des fleurs

Pour apporter chaleur

Transforme le quotidien

Et c’est dans nos moyens.


De mon dernier voyage

Je ramène des images.

Les plus belles sont fleuries

Et près d’elles je souris.

 

 

Louise Hudon

29 septembre 2013

MARCHER DANS LE SILLAGE

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MARCHER DANS LE SILLAGE

 

 

Mon grand-père méritait d’être connu.

Bonté, bienfaisance, serviabilité

Et beaucoup de qualités tant reconnues,

Un travailleur maçon dans la dignité.

 

Cet homme a déposé la première pierre

Lors de la construction d’une cathédrale.

Alors que je demeurais à Trois-Rivières

Son sourire me remontait le moral.

 

Tous les grands-parents ont besoin d’être aimés,

De faire partie de notre vie sociale

Et permettez-moi bien de vous affirmer

Leur importance du côté familial.

 

J’ai perdu mon grand-papa un peu trop vite

Et son grand amour me manque énormément.

Aussi personnellement je vous invite

À vous rapprocher d’eux très spontanément.

 

L’expérience du passé compte beaucoup.

Écouter toutes leurs histoires nous apporte

Connaissances méritoires tout à coup

Et nous en entendons de toutes les sortes.

 

C’est vrai que des diplômes c’est important

Mais une accumulation de faits passés

A très souvent construit de forts combattants

Et la relève devrait les embrasser.

 

Marchons dans le sillage de tous ces gens

Expérimentés et souvent indulgents,

Si sensibles aux doux regards de nos enfants,

Tout en exprimant leurs moments triomphants.

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

 

Septembre 2013

Corrigé le 29 janvier 2020

Image Pixabay Gerd Altmann