MES OISEAUX

Photographe:  J. WildWater, tous droits réservés.

MES OISEAUX


Tous les jours ils s’envolent.

Je constate leur survol.

Tout à coup ils sont loin

Mais j’attends néanmoins.


Ils reviennent sans arrêt,

C’est dans leur intérêt.

Leur maison les attend

Elle est près d’un étang.


Sont-ils si différents

D’un non itinérant,

De toi ou moi, humains

Quant on voit leur chemin ?


Leur famille, comme nous,

En ce très beau mois d’août

Est nourrie et apprend

Grâce à leurs chers parents.


Ils ont récupéré,

Ont appris à voler,

Toute une vie devant eux

Ils sont là les adieux.


Ils vont bien me manquer

Moi qui les ai traqués

Avec mon appareil :

Des photos sans pareilles.


Une offrande en cadeau

Un livre sur les oiseaux.

Étudier, mieux connaître

Les secrets de ces êtres.

 

Louise Hudon

11 juin 2013

MALADIE

Photographe:  J. WildWater, tous droits réservés.

MALADIE

Souffrance continue,

Malaises malvenus,

Sanglots toujours cachés,

Épanouissement gâché.


Des larmes pour mon chagrin,

Douleurs dans mes deux reins,

Migraines assidues,

Soulagement attendu.

 

Sinus, bronches et poumons,

Supplices en tourbillons,

Vomissements du mauvais,

Personne à mon chevet.


Médicaments miracles,

À bout de mes obstacles,

Ma santé retrouvée,

Fini d’être éprouvée.


Un calvaire terminé,

Ma joie très spontanée

Mon corps très soulagé,

Je me sens moins âgée.


Une pensée sincère

Me semble nécessaire

Pour les personnes souffrantes,

Pour les personnes mourantes.


Désespoir d’un malheur,

Loin de toute chaleur.

Un froid les envahit

Et elles souffrent aujourd’hui.


L’amour vient aplanir,

Importants souvenirs

Qui viennent adoucir

Qui viennent les endurcir.


Ces écrits exorcisent

Les afflictions de Louise

Souhaitant à tout le monde

Bonheur chaque seconde.

 

 

Louise Hudon

5 juin 2013

LA VALLÉE DES LARMES

 

 

LA VALLÉE DES LARMES

 

Voilà la guerre et des massacres,

Ce ne sont pas des simulacres.

Femmes violées, désespérées

Et nous en sommes sidérés.

 

Des corps d’enfants sur les chemins

Toujours présents le lendemain.

Pleurez, pleurez très chers parents

Toutes ces morts, c’est effarant !

 

Rides de la maturité

Naissant d’un corps trop exploité

Dans un enfer non périmé,

Des sentiments inexprimés.

 

Les yeux regardent, ne voient plus

Ne comprenant pas les rébus

La nourriture se fait rare

La « faiblesse » au lieu de « pleurard ».

 

Silence de mort, si curieux,

Ultime souffrance et l’adieu.

Si peu d’espoir d’un vent meilleur,

Trop fatigués pour être ailleurs.

 

Monde sans guerre à espérer

Pour tous nos gens, pour nos foyers,

Car au Québec sommes choyés

Vivons des jours ensoleillés.

 

La paix pour tous souvent très rare

Parfois cachée par un brouillard.

Sachons l’apprécier chaque jour

En répandant l’amour toujours.

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada, tous droits réservés

Publié dans le collectif « Révolution Poétique Tome 1 » (2015)

Mouvement littéraire de Sonia Bergeron et Yvon Jean

Tiré de « Espoir en poésie » vendu sur Amazon

Poème de l’année 2013

Texte présenté pour une subvention du Conseil des arts du Québec en 2020.