VIE DE CLOCHARD

VIE DE CLOCHARD

Misérablement habillé,

De l’alcool pour oublier,

Simple réconfort temporaire

Il marche sans itinéraire.


Exclu du monde du travail

Il doit mendier pour sa mangeaille.

En marge de la société,

Une pauvre minorité.


Aucun domicile connu,

Grande solitude voulue.

Aucune contrainte sociale,

Car il mène une vie spéciale.


Il fait froid et je pense à lui.

Où se trouve-t-il cette nuit?

Autrefois, c’était un enfant,

Souvenirs très attendrissants.


Il vit dans l’ombre du malheur

Sans même aspirer au bonheur,

Acceptant sa réalité,

Accusant la fatalité.



Dr H.C. Louise Hudon, poétesse du Canada

Ambassadrice culturelle internationale pour Inner Child Press International, représentant le Canada de l’Est en français

Tous droits réservés

8 avril 2023


Image par Ben_Kerckx de Pixabay

INCOMPRIS


INCOMPRIS


Sans être paniqué, je suis atterré.

On m’accuse de ne pas collaborer.

Tout est nouveau et j’ai le cœur chaviré.

J’aurais à apprendre et on veut m’éclairer.


Mes enfants ne peuvent même pas prier,

Car, à l’école, aucun lieu approprié.

On me dit que je dois finir par comprendre.

Pas de religion dans ce lieu pour apprendre.


Il y a cinq prières par jour pour nous.

Aux moments précis, nous sommes aux rendez-vous.

L’importance de la pureté du lieu,

Sur un tapis, en silence, c’est sérieux.


Il faudrait changer l’horaire pour prier.

Me sentant incompris, je voudrais crier…

La foi doit se pratiquer à la maison

Ou alors dans nos temples en toutes saisons.


Il faut s’adapter dans ce nouveau pays.

Difficile pour nous de vivre épanouis.

Nos demandes créent de l’agressivité.

Incompréhension par la communauté.


L’historique de leurs souffrances existe

Et de très mauvaises expériences subsistent.

Aucun pouvoir pour TOUTES les religions

Et par des lois, ils ont pris des décisions.


Nous vivons ici une démocratie.

Certains d’entre eux manquent de diplomatie.

Les erreurs qu’ils ont vécues dans le passé 

Personne, aujourd’hui, ne peut les effacer.


Rien n’est facile pour les humains ce jour.

J’affronte le froid de l’hiver le cœur lourd.

On dit que la nuit porte parfois conseils

Et l’auteure me souhaite du soleil.


Dr H.C. Louise Hudon, poétesse du Canada

Ambassadrice culturelle internationale pour Inner Child Press International (représentant le Canada de l’Est)

Tous droits réservés

8 avril 2023


« Je souhaite du courage et une communication positive à tout le monde. Respect de nos lois et de nos décisions démocratiques. Vous pouvez trouver des solutions. L’adaptation des nouveaux venus doit se faire. Même les québécois se sont adaptés à ces lois et décisions ».

Louise Hudon, auteure 

Voici 2 extraits du journal LA PRESSE en rapport avec la demande des musulmans (prières dans les écoles, local pour cela...):

"Or, cet excès de religiosité ne peut que s’accentuer si l’on cède aux revendications. Loin de conclure que l’octroi d’un local de prière a contribué à améliorer le vivre-ensemble, le rapport du CPRMV de 2016 relate plutôt une situation qui n’a fait que s’envenimer." LA PRESSE

« En tant que citoyennes de culture musulmane, nous nous inquiétons de l’augmentation de telles revendications religieuses déraisonnables, non justifiées par la religion musulmane elle-même, préjudiciables pour l’image des musulmans et qui mettent nos jeunes en danger de radicalisation. » (7 avril 2023)

LA PRESSE, extraits.

DOSSIER RELIGION CONCERNANT NOS ÉCOLES


Des musulmans ont de la peine parce qu’ils ne comprennent pas, des québécois sont agressifs au lieu d’être diplomates, un climat tendu règne dans mon pays. Je n’aime pas cela. Pas de pouvoir aux religions et pas de religions dans les écoles, et ce, pour les 1000 religions existantes.


ÉGALITÉ=PAIX. Je pratique la religion avec mes petits-enfants le soir, après le souper, avec nos prêtres, à l’église. Je remplace leurs parents à l’occasion. Tout le monde doit s’adapter. Pas d’exceptions! Lorsque la religion a eu du pouvoir, beaucoup d’autochtones (des enfants) sont décédés. Dans des pays où il y a de la guerre, la religion est politisée. Notre volonté est que nous ne voulons plus de signes religieux dans nos écoles. Respect pour tout le monde. Respect de nos lois. Respect de notre démocratie.


Pour le bien de tout le monde, puissiez-vous comprendre. J’ai composé ce texte avec une grande tristesse. J’ai vu la peine dans le regard d’un musulman mature qui vit avec les convictions qu’il avait dans son pays. Un homme qui transpire de bonté mais qui souffre. Il faut s’adapter aussi au froid de nos hivers… Verglas, manque d’électricité pour 1 000 000 de citoyens. Décidément. mauvaise période.

On ne se déteste pas mais on ne se comprend pas. Il faut que cela change.

Dr H.C. Louise Hudon, écrivaine et poétesse du Canada