MÉDITATION PROFONDE

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MÉDITATION PROFONDE

 

Mes yeux se ferment dans un silence.

En m’éloignant des turbulences,

Mon âme et mon esprit s’orientent

Vers des étoiles accueillantes.

 

Je les imagine différentes

Avec des planètes attirantes.

Me voilà à vagabonder

Dans cet univers transcendé.

 

Si un pouvoir grandit en moi,

Je reste calme, toutefois,

Seule dans ma bulle, seule dans mon monde,

Pour une relaxation profonde.

 

Ce cosmos qui vient me chercher,

Incapable de m’en arracher,

Une splendeur nouvelle qui m’attire,

Je n’ai pas envie d’en partir.

 

Je reprends contrôle du vécu.

Grande réussite, très convaincue.

Une façon de me libérer,

Un moyen qu’on m’a suggéré.

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

28 mai 2019

 

Image : Pareniquelopezgarre de Pixabay

 

 

 

 

 

LES ENFANTS DU YÉMEN

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LES ENFANTS DU YÉMEN

 

Moi, je n’ai vu que des images.

Ils meurent de faim, un grand dommage.

Que puis-je y faire, sinon crier.

Ils font la guerre ces meurtriers.

 

Des enfants, victimes de conflits,

Pleurent, se cachent, connaissent la folie.

Trop d’armes à feu qui sont vendues,

Hostilités non suspendues.

 

Allez-vous enterrer la haine?

Trop de larmes coulent dans les fontaines.

Des cheveux blancs à des gamins.

Pourront-ils vivre jusqu’à demain?

 

Qui mène le jeu, qui sème la peur?

Voyant ces morts avec stupeur,

Je ne peux que vous supplier

D’y penser sans les oublier.

 

Écrivons tous sur le sujet.

Enfin, si ces enfants mangeaient?

Il leur faut des médicaments.

Cessez les bombes, radicalement.

 

Je ne connais pas la politique

Mais ces histoires sont pathétiques.

On se dit forts et très matures,

On détruit l’homme et la nature.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

27 mai 2019

Image : pargrégory Delaunay de Pixabay.

 

 

 

 

PROSOPAGNOSIE

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PROSOPAGNOSIE

 

Souffrant depuis longtemps de prosopagnosie,

Car ne reconnaissant pas les visages humains,

Que dire lorsque certaines personnes ont des sosies!

J’ai beau observer et faire plusieurs examens…

 

Les gens de mon entourage ne me comprennent pas.

Mon sourire s’adresse à tous, sans bonjour spécial.

Ignorant ma maladie, ne me trouvent pas sympa.

Pour moi, c’est si difficile une vie sociale!

 

J’ai plein d’amour à donner à cette société,

Avec un cœur grand, écrivant régulièrement.

Des déceptions et parfois des contrariétés

Ne me conduiront pas à des découragements.

 

Je lève la tête avec ma fierté de toujours,

Expliquant aux gens ma maladie insolite

Et ce revirement me demande de la bravoure.

Je suis si perdue dans une ville cosmopolite!

 

Je vous supplie de me comprendre, mes chers amis.

Ce n’est pas que je ne veuille pas vous saluer!

Après un choc émotif, je vis l’accalmie.

Trouble angoissant qui me restreint d’évoluer…

 

 

 

Voilà une partie de mon histoire…

Merci de me lire.

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

25 mai 2019

 

Image: Beverly Buckley de Pixabay