VACANCES EN FOLIE

 

VACANCES EN FOLIE

Histoire vraie

 

Tristesse d’un décès dans la famille.

On sort nos sentiments des coquilles.

Émotions et repos mérité.

Tendresse avec spontanéité.

 

On prépare nos vacances annuelles.

Pour cela, une entraide mutuelle,

S’inventant un scénario pratique

Oubliant les changements climatiques.

 

Nous frappons un trou dans la chaussée.

La roulotte n’atteint pas le fossé.

Un essieu croche et une jante finie,

On parle malchances sans être manie.

 

Mais une fissure dans le réservoir…

Il faut utiliser la bouilloire

Car l’eau chaude est manquante pour la douche.

J’ai parfois très froid et je me mouche.

 

Des orages, de la pluie abondante,

Dans le bois je dois être prudente,

Tous mes rêves de baignades tombent à l’eau

Et par ce temps, pas de pédalo.

 

Un lavage au petit dépanneur

Recherchant des nouvelles à cette heure,

Mais voilà qu’elles ne sont pas très bonnes

On n’a pu nous joindre au téléphone…

 

Un type trop en boisson a foncé

Sur ma maison et l’a défoncée

Avec sa voiture très tard le soir.

Je n’ai plus d’épinette… je vois noir.

 

En brossant mon dentier, en parlant

Un morceau est parti de mes dents.

Trop folles vacances, année mémorable,

À part la visite, rien d’agréable…

 

Une histoire vraie à mettre aux archives.

Inutile pour moi d’être agressive.

Nous sommes tous entourés d’injustices.

Ils en voient de toutes sortes, les polices.

 

 

 

Bonnes vacances pour l’an prochain !!!

 

 

 

Louise Hudon, poétesse au Canada

Tous droits réservés

6 septembre 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MAL DU PAYS

 

MAL DU PAYS

(À la demande d’un de mes lecteurs)

Photo gratuite google

 

On m’a très bien accueilli

Ici, dans ce grand pays.

Mais je pense à mes racines.

Les feux des guerres les calcinent.

 

J’ai mal à mon âme, amis,

Même très loin des infamies,

Actions viles lors des combats.

Mon cœur reste un peu là-bas.

 

Mon mal me ronge, il fait froid.

On constate mon désarroi.

Difficile de s’adapter

Même si j’ai tout accepté.

 

Apprendre un nouveau langage,

Sauver mes peu de bagages

Seuls vestiges de ma patrie

Suite à un pénible tri.

 

Monde malade qui détruit

Ne pensant guère à autrui.

Les souffrances de nos enfants

Les laissent trop indifférents.

 

Mon mal me ronge, il fait froid.

On constate mon désarroi.

Difficile de s’adapter

Même si j’ai tout accepté.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse au Canada

Tous droits réservés

3 septembre 2017

LES GOUTTES D’EAU

Photo google

LES GOUTTES D’EAU

 

Nous manquons d’eau dans mon pays.

Dame nature nous a trahis.

Adieu richesse, bonjour misère,

Très fatigués de ce désert.

 

La maladie domine des corps

Et trop souvent il y a la mort.

À la recherche de gouttes d’eau

On peut entendre mes sanglots.

 

Nous manquons d’eau dans mon pays.

Dame nature nous a trahis.

Bonjour espoir, adieu misère

Avec de l’eau, adieu calvaire.

 

Prospérité d’une récolte,

Annulation de la révolte,

Population reconnaissante.

Fin d’une période trop angoissante.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse au Canada

Tous droits réservés

2 septembre 2017