LA VIE EST BELLE APRÈS L’HIVER

 

Un hommage pour les personnes souffrantes.

 

LA VIE EST BELLE APRÈS L’HIVER

 

Enfin très loin de moi, hiver trop rude !

J’oublierai un temps ma décrépitude.

Mon grand âge apprécie ce beau printemps.

Mes os réclament un soleil éclatant.

 

Dans ma jeunesse, j’aimais toutes les saisons

Malgré les contraires en comparaisons.

Mon corps ne criait point un mal au froid

Cependant, aujourd’hui mon trouble croît.

 

Oublions les épreuves de notre vie.

Soyons positifs pour notre survie.

Pensons à nos chers enfants tant aimés.

Pour eux, vivons des instants animés.

 

Aux maris, réservons un beau sourire.

Pensons aux mots chérir, nourrir, guérir.

Des ondes à envoyer à nos cerveaux

En faisant de beaux projets estivaux.

 

La vie est belle au printemps mes amis.

Je savourerai mon titre de mamie

Sans oublier la douceur des étés

Qui effacent enfin nos contrariétés.

 

Nos lacs dégèlent, une eau non cristalline.

En Abitibi, un peu de collines.

Je me fonds dans nos très verts paysages

Et au soleil je présente mon visage.

 

Un regard sur la nature qui m’entoure,

Une longue promenade avec un détour,

Je suis des yeux des oiseaux de couleurs.

Ils m’émerveillent et j’oublie mes douleurs.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse et parolière au Canada

Tous droits réservés

5 avril 2017

LETTRE D’UNE FEMME DÉPRESSIVE

LETTRE D’UNE FEMME DÉPRESSIVE

 

 

Je sombre dans le plus grand des chaos,

Tu n’as pas compris mes signes verbaux.

Les gestes d’accompagnement présents,

Ignorés de ta part, non suffisants.

 

Seule face à moi-même et sans espoir,

Déambulant pleurant mon désespoir.

M’as-tu seulement entendue, mari ?

Sauras-tu réparer cette avarie ?

 

Peu de communication de ta part,

Du vide suite à tes nombreux départs,

Seule à la maison avec les enfants

Et le sentiment d’un monde étouffant,

 

Il y a mes croyances religieuses

Pour changer un peu ma vie ennuyeuse.

Pourrais-tu comprendre ma condition ?

Loin de m’entendre, tes humiliations

 

Me détruisent le mental chaque jour.

Je t’avais déclaré t’aimer toujours

Mais aujourd’hui mon cœur amer, meurtri

Voudrait bien éviter la psychiatrie.

 

Il faut penser à moi et aux garçons,

Poser des gestes de plusieurs façons

Pour changer la triste situation

Même en mettant fin à l’association.

 

 

Louise Hudon, poétesse et parolière au Canada

Tous droits réservés

4 avril 2017

Corrigé le 5 janvier 2021

 

 

 

 

 

 

PETIT POÈME NOCTURNE

Photographie de Bryan Trottier, tous droits réservés.

 

 

PETIT POÈME NOCTURNE

  

Solitude malgré mes activités.

De l’ennui malgré mon ingénuité.

Il me faut sortir de ma grande maison

En appréciant ce début de saison.

 

Un printemps tardif remonte mon moral.

L’hiver a été rude, froid magistral.

Les vacances arrivent à toute vitesse,

Un repos bien mérité de poétesse.

 

Il me semble qu’il y a beaucoup trop longtemps,

Et ce, à cause de plusieurs contretemps,

Que mes yeux ont admiré le soleil,

Les fleurs et le beau tableau des abeilles.

 

Trop d’obligations et d’occupations

Malgré toutes mes nombreuses appréciations.

Un recul pour me permettre de me rendre

Dans ma si belle nature pour me détendre.

 

Mon mari adoré va revenir.

Près de lui en vacances pour rajeunir,

Nous profiterons de tous les instants

En voyageant, un de nos bons passetemps.

 

De nos jours, la vie n’est pas si facile.

J’apprécie mon amour, mon domicile.

Ma santé me permet d’en profiter.

Je ne souffre pas d’invalidité.

 

Les étapes se succèdent dans cette vie.

Nous apprenons toujours, à mon avis,

Et chaque heure de notre courte existence

Vaut son pesant d’or, est digne d’importance.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse au Canada

Tous droits réservés

1 avril 2017