SÉRIE NOIRE

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SÉRIE NOIRE

 

 

Je me lève un matin

Sans me sentir très bien.

Le meilleur des conseils :

Une douche ça réveille.

 

Tout à coup pas d’eau chaude

J’ai une peau de crapaude.

Je termine à l’eau froide

Avec des jérémiades.

 

J’ai un lavage à faire

Arrive un train d’enfer.

Ma laveuse est brisée

Je me sens épuisée.

 

Je vais voir le courrier

Et je suis contrariée.

Seulement des factures,

Mauvaise température.

 

Ah ! Je rêve d’un café.

Je suis très assoiffée,

Pas de lait dans la pinte,

Entendez ma complainte.

 

Elle est longue ma chanson

Parlant de mes frissons.

Le réparateur vient

Et cela me convient.

 

Les problèmes vont s’ tasser

Je s’rai moins angoissée.

Vous parlez d’une journée !

J’ai été consternée.

 

 

 Louise Hudon, poétesse

Septembre 2014

RIDES DE RIRE

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RIDES DE RIRE

 

 

Voilà bien des écrits sur les femmes violentées.

Refaisant surface mon passé vient me hanter

Mais je regarde avec grand amour mon conjoint

Et je suis si fière de lui lorsqu’il me rejoint.

 

Ses quelques rides de joie, à titre de bon vivant,

Avec tendresse, je les caresserais souvent.

Ces signes de maturité, mais non de vieillesse,

Évoque pour ma personne son exemplaire sagesse.

 

Éloignez-vous pour toujours, fantômes qui m’obsèdent.

J’ai trouvé contre vous beaucoup de bons remèdes.

La félicité vient remplacer la souffrance

Et, tous les jours, je l’apprécie ma délivrance.

 

Je remarque dans mon miroir mes rides de rire.

Cela a pris beaucoup de temps pour me guérir.

Mon regard critique sur la vie a bien changé

Je remercie le ciel d’être loin du danger.

 

On peut se sortir de la violence de toutes sortes

En changeant de milieu pour devenir extraforte.

S’éloigner des démons de l’enfer sur cette terre

Pour les remplacer par un monde sécuritaire.

 

 

 

 Louise Hudon, poétesse

Septembre 2014

PLEURER

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PLEURER

 

 

Je pleure ma peine comme jamais

Car j’ai atteint mon sommet.

L’affliction que je ressens

Je vais la vivre longtemps.

 

Les larmes coulent sur mes joues

Et elles tombent un peu partout.

Un goût salé sur mes lèvres

Forte chaleur de ma fièvre.

 

Comment parler d’une douleur

Causée par un séducteur ?

Il m’a quittée pour une autre

Ma disgrâce n’est pas vôtre.

 

Il était mon protecteur

Dans mes pensées à chaque heure.

Maintenant il est parti

Une part de moi avec lui.

 

Pour l’instant je ne suis pas prête

À écouter des prophètes

Même pour de bonnes nouvelles.

Mon malaise est trop réel.

 

Plus tard je me remettrai.

Je me reconcentrerai,

Étant plus sage dans mon choix

Pour m’orienter vers la joie.

Louise Hudon, poétesse

Septembre 2014