DU VENT POUR MES VOILES

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DU VENT POUR MES VOILES

 

Ce sentiment de lenteur

Ou encore de pesanteur

Attaché à mon vieux corps

Surtout lors de mes transports.

 

Je me compare au voilier

Sans nos vents si familiers.

Il n’avance pas sans ses voiles

Une bonne bise* serait géniale.

 

J’apprécierais le mistral,

Tourbillon très magistral,

Grande impression de flotter

Et me voilà dorlotée.

 

En attendant, mon regard

S’active avant le départ.

Un riche coucher de soleil,

Bonheur avant le sommeil.

 

Les banals bobos de l’âge

Font apprécier davantage

Les petites joies d’une journée.

Ne jamais se surmener.

 

  

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

13 mai 2019

 

Image : pixel2013 de Pixabay

 

*Vent

 

INSPIRATION NOCTURNE

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INSPIRATION NOCTURNE

 

Un regard sur cette lune,

Rochers noirs et une lagune.

Ce brouillard vient m’inspirer,

Je me mets à soupirer.

 

Une pensée pour mon enfance.

Petite fille pleine d’innocence,

Des malheurs sur ma famille,

Souvenirs d’une mère gentille.

 

Elle me manque, en cette nuit.

Une réflexion, à minuit.

Heureusement que mon mari

M’enlève ces tracasseries.

 

L’astre blanc, nous regardons.

Tous les deux, nous bavardons.

Terminée ma solitude,

Grand bonheur et plénitude.

 

La vie m’a récompensée.

Une jeunesse mal commencée

A construit mon caractère.

On me dit contestataire.

 

Je défends les droits des femmes.

Je le fais avec ma flamme.

Ces messieurs qui savent détruire,

Fuyez-les, vont vous meurtrir.

 

L’alcool, ce grand fléau,

Engloutit des idéaux.

Sachez choisir vos amis.

Conservez l’autonomie.

 

Travaillons tous pour la paix.

Réclamons notre respect.

Les pierres de notre avenir

Devront toutes nous convenir.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

13 mai 2019

 Image libre de droits.

 

MÈRES OUBLIÉES

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MÈRES OUBLIÉES

 

Assises dans leur salon, elles attendent.

On pourrait penser qu’elles se détendent.

Des rêves si intenses de leurs enfants,

Souvenirs qui remontent, récompensant.

 

Fêtes des mères et le téléphone sonne…

Est-ce un de leurs enfants? Elles frissonnent.

Déceptions jusqu’à la fin du jour,

Journée spéciale recherchant l’amour.

 

Les cœurs cruels de certaines personnes,

Non apparents, et ils s’additionnent,

Font verser des larmes à bien des mères.

On oublie qu’elles sont non ordinaires.

 

Et que dire aussi des grands-mamans

Donnant amour à tous, couramment?

Des oublis qui font mal à leur cœur

Car elles attendaient des visiteurs.

 

Société malade méritant soins…

Aucune excuse même s’ils sont très loin.

Pensez à l’importance d’une maman

Avant qu’elle n’atteigne le firmament.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

12 mai 2019

 

NOTE : respectons nos ainés.