TUBERCULOSE

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Une maladie très rare
C’est ce qu’on nous déclare
Ma sœur l’a attrapée
Et cela m’a frappée.

Médicaments à prendre.
Très longtemps à attendre
Un résultat certain.
Patience chaque matin.

Non ! Pas de contagion.
Elle fait des roupillons,
Fatigue accumulée,
Son monde a basculé.

Ma sœur est une battante
Sera très écoutante.
Traitement à réussir
Moral à endurcir.

Dix-huit mois c’est très long
Pilules goûtant le plomb.
On perd son appétit
Méchant le spaghetti.

Il faut parler espoir
Combattre le désespoir.
Je l’aime ma petite sœur.
Je comprends sa frayeur.

Toutefois elle est unique
Elle combat la panique.
Va prendre du repos
Grandeur dans ses propos.

Louise Hudon, poétesse

Septembre 2014

 

DÉSESPOIR

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Mon emploi perdu donc pas d’argent.
Des factures qui s’accumulent tout le temps.
Les intérêts majeurs montent en flèche,
Pas d’automobile ni de calèche.

Des pâtes alimentaires aux repas.
Une façon de se nourrir n’est-ce pas ?
Plus de belle sonnerie de téléphone.
Obligé de vendre mon saxophone.

Adieu aussi mes films préférés.
Je n’ai plus le câble pour la télé.
La maladie a volé mon corps.
Plus de contrôle, je ne suis pas d’accord.

Payer des comptes devient difficile,
La concentration pas trop facile,
L’avocat ne peut plus me rappeler
Et je ne vous ai pas tout dévoilé.

Mais ma petite fille me tend la main
Et elle tient à me faire un câlin.
Deux ou trois larmes pleines d’émotion brillent
Merci mon Dieu car j’ai ma famille.

Et que dire de la grande amitié
Pour compréhension et non pitié.
Cela fait du bien de se confier
Et d’avoir de l’aide pour se choyer.

Louise Hudon, poétesse
Février 2014

J’AI OUBLIÉ SON NOM

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J’AI OUBLIÉ SON NOM

Un homme bon avec moi

Me redonnant la foi

Dans un passé lointain

Un « Bon Samaritain ».

 

On me croyait perdue

Mais cet individu

A déployé ses dons.

Me voici papillon.

 

J’ai agité mes ailes

De façon très réelle

Connu la liberté

Pour moi une rareté.

 

Volant ici et là

Appréciant l’immédiat

Cherchant mon équilibre

Dans le vent, étant libre.

 

Il souffle parfois très fort

Je demande du renfort

Et le calme revient

Fini le va-et-vient.

 

 

Louise Hudon, poétesse

Septembre 2014