FAIBLESSE PASSAGÈRE

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FAIBLESSE PASSAGÈRE

 

 

Mon corps m’a joué un sale tour

J’ai délaissé mes beaux atours

Maladie du même acabit

Que celles dues à un froid subit.

 

Rien ne va plus autour de moi

Sentir mes os dans ce grand froid

Congestionnée dans mon salon

En me mouchant, un goût de plomb.

 

Yeux, intestins et sinus

Et là, je m’arrête, terminus

Car le reste est moins important

Viens petit chien réconfortant.

 

Les yeux fermés je le caresse

Elle semble envolée ma tristesse

Beaucoup de repos et de l’eau

Je jette un regard au bouleau.

 

Dans ce cas-là la nature m’aide

Comme les oiseaux et leur entraide

Un modèle de persévérance

Je soignerai mon apparence.

 

Pas facile de bien se soigner

Quand notre mari est éloigné

La nourriture ne me dit rien

Je vis dans un monde bactérien.

 

Demain sera un jour nouveau

Je reprendrai tous mes travaux

Mes réunions me manquent déjà

Je mangerai des tortillas.

 

Cent fois je dirai vive la vie

Remerciant Dieu pour ma survie

Je continuerai mes écrits

Peut-être un autre manuscrit.

 

 Louise Hudon, tous droits réservés

3 avril 2015

 

J’AI BESOIN D’UN CÂLIN

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J’AI BESOIN D’UN CÂLIN

 

 

J’ai envie de faire comme l’homme dans la rue

Avec sa pancarte, son texte congru

Il demande tout simplement un câlin

Je le qualifie de petit malin.

 

Comme je l’envie et le trouve courageux

Je pense que tout ça est avantageux

Un geste d’amour dans la société

Qui mériterait d’être répété.

 

J’ai besoin aussi d’un câlin, amis

Pour rire et oublier les infamies.

On m’a jugée sans chercher à comprendre

Sans occasion pour venir me défendre.

 

Ma pancarte serait visible auprès de tous

Profitant d’une belle journée du mois d’août.

Je pardonne et demande de la chaleur

Et ma belle pancarte sera en couleur.

 

 

Louise Hudon

Tous droits réservés

 

10 mars 2015

 

UN CRI DANS LE VENT

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UN CRI DANS LE VENT

 

 

Mon cri s’envole vers les nuages

Il semble fort malgré mon âge.

Malade je suis depuis longtemps,

J’aurais besoin d’un remontant.

 

J’apprécie bien ma solitude

Je suis moins belle par habitude

Dans la nature je peux crier

Et réussir à oublier.

 

J’exorcise tout par mes écrits.

Je veux en faire un manuscrit.

Dans ma faiblesse l’ultime effort

Est travailler en métaphores.

 

De graves problèmes sans solution,

Trop peu de temps, suffocation.

Je voudrais qu’on ne m’oublie pas

Même si j’arrive à mon trépas.

 

S’il me reste des années à vivre

Intensément je veux survivre.

À tous les jours je vais écrire

Au moins jusqu’au dernier soupir.

 

Il y a une mer de bons lecteurs

Qui m’étudient, approbateurs

Des livres se vendent, j’en suis ravie

Je demande souvent des avis.

 

Mon cri s’envole vers les nuages

Il semble fort malgré mon âge.

Malade je suis depuis longtemps

Je vais combattre avec le temps.

 

 

Louise Hudon, tous droits réservés.

Pour la revue « Le Passeur »

Mars 2015