UN SANS-ABRI

people-850097_1920

UN SANS-ABRI 

 

Il marche seul dans la nuit

En mémorisant sa vie.

Ses pieds gelés, engourdis,

Sa solitude le suit.

 

Est-ce par choix, mon ami ?

Les bonnes maisons tu fuis.

Étendue indéfinie

Dans le silence, sans bruit.

 

Clochard sur un pauvre banc,

Antipode d’un marchand

Qui oublie le froid, l’hiver

Dormant stressé dans sa sphère.

 

Oui, il faut te reposer

D’avoir un peu trop marché.

Tes bottes détériorées

Devraient être remplacées.

 

Même si je veux l’aider

Dans le courant de l’année,

Lui trouver un bon loyer,

Éloigner sa pauvreté.

 

Vraiment, il m’écarterait

Me demandant de comprendre.

Très vite il s’éloignerait

Sans cesser de me surprendre.

 

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

27 juillet 2011, dans « La poésie d’une médium », éditions Muses en Allemagne.

Corrigé le 20 octobre 2019

Corrigé le 1 décembre 2019

 Image:  Leroy Skalstad de Pixabay

 

 

 

 

 

RÉPERCUSSIONS SUITE À LA « GUERRE »

Photo de: Peuple du Monde ensemble on réussira inch’Allah (facebook)

 

RÉPERCUSSIONS SUITE À LA « GUERRE »

 

Le clown est rieur avec une larme,

Un soldat court vite avec son arme.

On annonce une très grande tristesse :

C’est la guerre… Quittons en vitesse.

 

Des enfants orphelins crèveront de faim.

Le pire chaos est signalé pour demain.

Des bombes explosent et blessent des gens,

Des vieillards pleurent et claquent des dents.

 

On veut prendre un territoire

Et le faire au nom d’une gloire.

Une question de religion ?

Peu importe la raison.

 

Des gens quittent leur maison,

Le seul bien de leur moisson.

Où les mènera leur chemin ?

Que sera donc leur destin ?

 

Après une bonne vie de travail

On tourne à gauche le gouvernail

Pour s’en aller vers un grand vide,

Vieillir avec beaucoup de  rides.

 

Louise Hudon, poétesse du canada

23 juillet 2011

COMPLICITÉ

Photographe:  Robert Morin, Lac-Saint-Charles, tous droits réservés.

 

COMPLICITÉ

 

Chéri, avec toi nul besoin de grandes paroles.

Nous comprenons tout si bien avec peu de mots!

Tu devines facilement mes pensées les plus folles.

C’est dans tes bras que je veux danser le tango.


Ma route à venir s’annonce de bon augure.

Ce présage murmuré par toi, l’être aimé,

Récompense pour une vie sans trop de bavures

Où le travail a eu grande priorité.


Si la vie est un combat de tous les jours,

Si c’est vrai que des épreuves sont nécessaires,

Nous serons deux à faire face avec amour,

Travaillant quotidiennement à nous plaire.


J’aurai toujours des choses importantes à te dire,

Entre autres sujets à quel point moi je t’admire.

De nombreuses raisons seront bonnes pour te chérir,

Jusqu’à la mort, notre amour ne saura périr.


Louise Hudon

Médium

22 juillet 2011