ROMANS À L’EAU DE ROSE

 

femme découragée

ROMANS À L’EAU DE ROSE

 

 Histoires sentimentales mièvres

Qui alimentent une certaine fièvre,

Un désir ardent pour l’amour

Une drogue facile pour tous les jours.

 

Voilà des lectures de toujours.

On en profite lors de séjours.

Très loin de la réalité,

Il est question d’absurdité.

 

La perfection de ces beaux princes

On la recherche dans la province.

Déceptions après déceptions

Jusqu’à la renonciation.

 

On ne comprend pas pourquoi l’échec !

On cherche sans cesse un beau dieu grec.

Doit posséder les qualités

Sinon on risque de le quitter.

 

On oublie la misère des autres,

Aussi les défauts qui sont nôtres.

Trop de jugements sont altérés

Rendant des gens exaspérés.

 

De bonnes lectures formant l’esprit

Pour que vous trouviez un mari.

Analysez vos coups de foudre !

Des problèmes devront s’résoudre.

 

Vous trouverez vos âmes sœurs

Qui sauront bien soigner vos cœurs.

La perfection n’existe pas,

Amis d’abord, n’oubliez pas.

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

3 mars 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES MURS DE L’INDIFFÉRENCE

guerre indifférence

LES MURS DE L’INDIFFÉRENCE

 

 

Vous ne vous sentez pas toucher par tant de morts ?

Vivant dans votre bulle, absence de remords.

Les guerres ne vous concernent pas, fermant vos yeux

Les enfants passent de vie à trépas pour les cieux.

 

Des guerres sanglantes et très cruelles tuent par millier.

Des personnes innocentes sont souvent humiliées.

Plusieurs orphelinats nécessaires aux milieux

Vous oubliez leur misère dans votre banlieue.

 

Si les murs de votre indifférence très solides

Concernent les durs combats et tous les invalides,

Expliquez-moi les trucs pour réussir enfin

À vous sensibiliser à une très grande faim

 

De la part de nombreuses populations entières

Vivant dans une atmosphère des plus meurtrières.

Vous connaissez chaleur ou air climatisé

Produits de luxe dans une vie idéalisée.

 

Tant mieux si le destin vous a favorisé.

Il y a des gens trop amortis, trop épuisés

Qui prient beaucoup dans leurs pays, sont sans secours

Méritant notre attention et des mots d’amour.

 

J’ose me nommer, par mes écrits, un troubadour

Essayant de conscientiser ceux qui sont sourds

Aux bruits des canons, aux balles de fusils qui sifflent.

Tout ça me répugne, les larmes coulent, je renifle.

 

Entendez-vous le chant de l’espoir s’envoler ?

Va-t-on cesser de torturer et de violer ?

Des guerres civiles, dans les rues, faisant toujours rages

Des innocents piégés ont besoin de courage.

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Publié dans « Vendredi 13 – Novembre 2015 », Regroupement des Poètes Francophones Engagés Pour la Liberté et la Paix (collectif)

Éditions du Petit Pavé   –   13 novembre 2016

Poème du 2 mars 2016

 

Note : signification de « remords » dans ce texte : vif regret (mécontentement causé par quelque chose que l’on déplore).

 

 

LA MISÈRE DES POÈTES (traduit en anglais à la fin)

LA MISÈRE DES POÈTES

En français mais traduit en anglais

Merci au traducteur Aziz Mountassir

 

 

À moins de la transformer en chansons

Que les gens chanteraient à l’unisson,

La poésie ne se vend pas beaucoup

Même si on en diminue les coûts.

 

On ne peut réussir une carrière

Sans une difficulté financière

Dans un domaine, même national,

Suite à cette activité marginale.

 

Ils apprécient la gratuité de l’art

Sans aucun salaire et aucun pourboire,

Notre récompense dans leur lecture,

Est l’appréciation de notre écriture.

 

On parle ici d’une vocation

Appréciant certaines évaluations.

On veut passer des messages émouvants

Sur les guerres, cauchemars décevants.

 

Nos mots gratuits vont-ils changer le monde ?

Gens riches allez-vous penser au tiers-monde ?

C’est grave nos problèmes budgétaires,

Mais beaucoup d’enfants meurent sur la terre.

 

Si nous écrivions d’un style tragique

Obtenant la paix de façon magique ?

Peut-on se permettre de croire aux fées

Donnant de l’eau aux enfants assoiffés ?

 

Divulgation et dénonciation,

Lisez nos mots régis par la passion.

Misère des poètes d’aujourd’hui,

L’arbre de leur vie porte-il des fruits ?

 

 

 

Louise Hudon, poétesse du Canada

Tous droits réservés

2 mars 2016

Corrigé en juillet 2019

Unless you turn it into songs That people would sing in unison, Poetry does not sell much Even if we lower the costs. You cannot succeed in a career Without financial difficulty In a field, even a national one, Following this marginal activity. They appreciate the free nature of art Without any salary and no tip, Our reward in their reading, In the appreciation of our writing. We are talking about a vocation here Appreciating some evaluations. We want to send moving messages On wars, disappointing nightmares. Will our free words change the world? Wealthy people are you going to think of the third world? It’s serious our budgetary problems, But many children die on earth. If we write in a tragic style Obtaining peace in a magical way? Can we afford to believe in fairies Giving water to thirsty children? Disclosure and reporting, Read our words governed by passion. Misery of the poets of today, Does the tree of their life bear fruit?

 

 Louise Hudon, poetess of Canada

 All rights reserved

March 2, 2016   Corrected in July 2019

 

Traduit par Aziz Mountassir