PETIT OISEAU BLESSÉ

oiseau blessé

PETIT OISEAU BLESSÉ

(Non à la guerre) 

 

Il semble si fragile dans mes mains

Et je dirigerai son destin

Petit oiseau faible et chancelant

Tombé de son nid, sans une maman.

 

L’espoir est si mince de le sauver

Je sens même son état s’aggraver

Il ne peut voler à cause d’une aile

Et a goût d’une aide providentielle.

 

Il me faudra bien l’apprivoiser

Lui faire un pansement sans l’écraser

Je dois penser à sa nourriture

Et à de l’eau pour cette créature.

 

Tu es désarmé petit oiseau

Frêle et fatigué près des roseaux

Je t’ai ramassé pour te sauver

Il te faut vivre et te motiver.

 

Les yeux de mon petit Mikaël

Se questionnent sur tout le matériel

Mis en place pour notre protégé.

Est-ce assez bien aménagé ?

 

Petit oiseau, seras-tu heureux

Et quitteras-tu ton air peureux ?

Nous ne te voulons qu’un très grand bien

Ne t’effraie pas près de mes deux mains.

 

Si les gens s’entraidaient dans le monde

Au lieu de s’entretuer chaque seconde…

La terre ne s’en porterait que mieux

Si nous étions tous respectueux.

 

Combien de petits oiseaux blessés

Méritent, par nous, d’être caressés

Oublier un instant la misère

Espérer un grand changement d’air.

 

La violence n’est pas une solution

Les tueries détruisent la création

Entendons donc nos oiseaux gémir

Cessons ces guerres qui me font vomir.

 

 

 Louise Hudon

 

6 avril 2015

 

 

 

 

 

 

 

FAIBLESSE PASSAGÈRE

femme malade

FAIBLESSE PASSAGÈRE

 

 

Mon corps m’a joué un sale tour

J’ai délaissé mes beaux atours

Maladie du même acabit

Que celles dues à un froid subit.

 

Rien ne va plus autour de moi

Sentir mes os dans ce grand froid

Congestionnée dans mon salon

En me mouchant, un goût de plomb.

 

Yeux, intestins et sinus

Et là, je m’arrête, terminus

Car le reste est moins important

Viens petit chien réconfortant.

 

Les yeux fermés je le caresse

Elle semble envolée ma tristesse

Beaucoup de repos et de l’eau

Je jette un regard au bouleau.

 

Dans ce cas-là la nature m’aide

Comme les oiseaux et leur entraide

Un modèle de persévérance

Je soignerai mon apparence.

 

Pas facile de bien se soigner

Quand notre mari est éloigné

La nourriture ne me dit rien

Je vis dans un monde bactérien.

 

Demain sera un jour nouveau

Je reprendrai tous mes travaux

Mes réunions me manquent déjà

Je mangerai des tortillas.

 

Cent fois je dirai vive la vie

Remerciant Dieu pour ma survie

Je continuerai mes écrits

Peut-être un autre manuscrit.

 

 Louise Hudon, tous droits réservés

3 avril 2015

 

J’AI BESOIN D’UN CÂLIN

calin_137182_w620

J’AI BESOIN D’UN CÂLIN

 

 

J’ai envie de faire comme l’homme dans la rue

Avec sa pancarte, son texte congru

Il demande tout simplement un câlin

Je le qualifie de petit malin.

 

Comme je l’envie et le trouve courageux

Je pense que tout ça est avantageux

Un geste d’amour dans la société

Qui mériterait d’être répété.

 

J’ai besoin aussi d’un câlin, amis

Pour rire et oublier les infamies.

On m’a jugée sans chercher à comprendre

Sans occasion pour venir me défendre.

 

Ma pancarte serait visible auprès de tous

Profitant d’une belle journée du mois d’août.

Je pardonne et demande de la chaleur

Et ma belle pancarte sera en couleur.

 

 

Louise Hudon

Tous droits réservés

 

10 mars 2015